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04/12/2010

“Hors des murs”: “Loft” Joana Vasconcelos @ Galerie Nathalie Obadia, Paris, 16.10-18.12.10

@ galerie Nathalie Obadia

par Valery Poulet



"« Loft » présenté par Joana Vasconcelos s’inscrit dans la lignée des thématiques qu’elle aborde depuis quelques années déjà : architecture, design, mode… Thématiques toujours abordées sous le prisme critique du féminisme.

Constitué d’espaces entièrement ouverts, un Loft est, par définition, réalisé dans un ancien atelier, entrepôt ou usine. Celui-ci garde souvent l’empreinte, les vestiges de son activité passée. Le « loft » est un lieu d’habitation détourné, un lieu de vie, aux connotations particulières qui renvoient au monde du travail et à la production industrielle…

Avec « Loft », Joana Vasconcelos transforme la galerie Nathalie Obadia en cet espace particulier. La galerie est subdivisée par des parois recouvertes de différentes surfaces utilisées pour la décoration des intérieurs (marbre, papier peint…) Ces espaces ainsi créés se voient attribués une fonction spécifique : séjour, cuisine, salle de bain, chambre… Ces espaces de vie sont traversés par des formes rhysomiques et tentaculaires. Celles-ci viennent prendre possession de l’espace, l’envahissent, l’obstruent, contrarient le parcours, la déambulation de pièces à pièces. Ces formes sont faites de patchworks de tissus de différentes matières, de dentelles, de tricots…

@galerie Nathalie Obadia

Joana Vasconcelos a souvent pris en charge et s’est souvent préoccupé dans son travail de la question féminine.

Ici, l’artiste positionne son travail sur l’idée de foyer, de domesticité, lieu souvent dévolu, dans notre société, à la femme, considérée comme la maitresse de maison, gardienne de la domesticité… L’image de Pénélope, épouse fidèle et passive, tissant dans l’attente d’Ulysse, nous vient à l’esprit. Mais ici, surprise, Pénélope déborde, envahit, sort des murs. Ces formes tentaculaires sont comme autant d’échappées belles, de revendications face à l’enfermement, aux servitudes quotidiennes dans lesquelles sont encore tenues les femmes, dans notre société occidentale pour ne parler que d’elle...

@galerie Nathalie Obadia

Dans ce « loft », l'artiste provoque une reprise en main de l’espace par le féminin : tricots, tissages, travail textile sont généralement assimilés à l’univers féminin.

Vasconcelos joue donc de la métaphore en rendant visible les parties cachées d’une maison : tuyauteries, fils électriques, qui transmettent, font circuler l’énergie nécessaire à la viabilité du lieu mais aussi évacuent, vidangent, métaphore du féminin qui s’échappe ainsi du rôle imparti... Ils ne sont plus dissimulés dans les plinthes ou dans les murs, mais exposés au grand jour, en de joyeuses couleurs, en une exubérance toute baroque.

Joana Vasconcelos enclenche à travers son dispositif un jeu entre intime et publique, ici l’intime vient envahir l’espace, jeu aussi entre le détail et le monumental, pièces différenciées des patchworks, minutie des broderies et expansion des sculptures.

@Joana Vasconcelos

Vasconcelos engage souvent son travail dans une pratique du détournement, ces détournements sont souvent ludiques, prenant pour matière généralement des objets usuels et qui, par ce biais, engagent la réflexion sur nos aliénations.

Dans « Loft », Joana Vasconcelos nous invite donc à une réflexion sur la condition féminine, au monde du travail, sur cette double peine infligée aux femmes devant cumuler activité professionnelle et activité domestique. Mais la réflexion déborde le cadre de cette condition féminine et s’élargit sur le devenir de nos société post-industrielles -la production textile, par exemple, souvent dévolue aux femmes, employées comme ouvrières, a été quasiment délocalisée – qui recycle ce passé industriel révolu et en révoque l’histoire ouvrière de nos sociétés « avancées » soit dans les oubliettes de la mémoire ou alors dans les écomusées.

@Joana Vasconcelos

A ces oublis, à ces omissions "volontaires?", à ces pertes, Joanna Vasconcelos oppose un travail artisanal, qui se réapproprie le local, fait vivre un savoir-faire (en l’occurrence, ici, portugais) face à un global réifiant, vendeur d’uniformité et ce, sans pathos inutile, stérilisant et surtout sans sombrer dans la notion inhumatrice de patrimoine..."


"Loft" Joana Vasconcelos
jusqu'au 18 décembre
3 rue Cloitre Saint-Merri
75004 Paris

*


+

Interview with Joana Vasconcelos” (en.)


The Biography channel: Joana Vasconcelos” (pt.)


24/09/2010

“Text(e)~Fil(e)s” de / by Pascal Dombis, installation @ Palais Royal, Paris


Palais-Royal, Galerie de Valois, Paris
Installation
Exposition ouverte sous la galerie de Valois du Palais-Royal
tous les jours du 24 septembre au 24 octobre 2010





Text(e)~Fil(e)s est un ruban monumental, posé au sol, de 252 m de long, composé de proliférations à différentes échelles de dizaines de milliers de lignes de textes (littéraire, politique, poétique…) en rapport avec le Palais-Royal. Le Palais-Royal, avec ses galeries, est un lieu fortement chargé d’histoire, de sens et de références. Ce fut pendant plus de deux siècles un des endroits les plus animés et les plus courus de France et d’Europe : rendez-vous des philosophes et des écrivains, mais aussi des flâneurs, des joueurs, des libertins, des filles de joie, des étrangers de passage…

Text(e)~Fil(e)s renvoie de manière métaphorique et abstraite à la liberté de pensée et de mœurs qui a été la grande caractéristique du Palais-Royal dans les siècles passés. Cette installation temporaire propose aux visiteurs de vivre une expérience inédite de « promenade sensationnelle », grâce à l’immersion dans des dizaines de milliers de lignes de textes qui composent l’œuvre. Ces textes proviennent des nombreux auteurs, connus ou inconnus qui ont écrit sur le Palais-Royal : Voltaire, Rousseau, Beckford, Diderot, Dickens, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Nerval, Céline, Aragon, Lautreamont, Cocteau, Colette, Breton et bien d’autres…

Pascal Dombis utilise ordinateurs et algorithmes, pour produire une répétition excessive de processus simples et ainsi créer des formes visuelles imprévisibles, instables et dynamiques. Les proliférations et excès de règles sont au cœur de sa création artistique. Pour Text(e)~Fil(e)s, à l’aide de calculs algorithmiques, l’artiste fait se multiplier ces nombreux textes à différentes échelles  pour favoriser une expérience visuelle autour du sentiment d’immersion, de vertige et de démesure, créé par ces proliférations de lignes sans fin. Le public a ainsi la possibilité de marcher en lisant une ligne de texte qui court tout au long de la galerie, ou bien de s’arrêter et de passer d’un texte à l’autre, en une lecture non linéaire pleine de surprise, de questionnement, de découverte.


nb visuals courtesy Pascal Dombis & associates

/ Text(e)~Fil(e)s is a monumental 252-m-long floor ribbon, on which thousands of text lines (literature, poetry, philosophy…) in relation to the Palais Royal proliferate, at different scales. The Palais Royal, with its famous arcades, is a historical place full of signs and references. For two centuries, it was the most fashionable and visited place in France and even Europe - the true core of Parisian political and social intrigues. Its popular cafés were patronized by philosophers, writers, politicians, revolutionaries as well as gamblers, whores, performing freaks and criminals of all kinds.… 
At a more abstract level, Text(e)~Fil(e)s relates to the freedom of thought and that of manners, two features characteristic of the Palais-Royal. The temporary installation invites visitors to a unique “sensational stroll” across the tens of thousands of texts that compose the piece. These texts are borrowed from various authors who have written on the Palais Royal, such as Voltaire, Rousseau, Beckford, Diderot, Dickens, Balzac, Flaubert, Baudelaire, Nerval, Céline, Aragon, Lautreamont, Cocteau, Colette or Breton, but also from unknown Parisians or occasional travelers who were inspired by the genius of the place.
Pascal Dombis uses computers and algorithms to produce excessive repetitions of simple processes resulting in unpredictable, unstable and dynamic visual forms. The proliferation and the excess of rules are seminal in his work. Using algorithmic calculations, the artist multiplied –at different scales - the various collected texts to an excess in order to reach a visual experience culminating in a feeling of immersion. Indeed one will not help noticing that the endless proliferation of lines reveals an experience of vertigo and infinitude. The visitor can either walk on the piece while reading a single text as s/he strolls all along the arcade, or s/he can switch from one text to another, experiencing a non linear reading full of subjective questionings or surprising revelations.


En collaboration avec IBU Gallery et la Galerie RX




Pascal Dombis @ “New Era, Exposition collective jusqu’au 30 octobre 2010

liens / links:

site l’artiste / artist’s website: http://www.dombis.com/


16/09/2010

Jean- François Leroy - “d’une chose, l’autre” 18.09 - 31.10.10 @ Galerie Bertrand Grimont

Vernissage samedi 18 septembre de 18h à 21h

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“Toute pièce exposée ici est inédite – comme on dit, œuvre récente -, mais pour autant pas nouvelle. L’avertissement frise l’absurde, mais c’est bien autour de cet inéluctable attendu de nouveauté, et du paradoxe qu’il peut y avoir à croire que ce qui est neuf est aussi nécessairement original, que Jean-françois Leroy a travaillé cet accrochage. Reprenons. L’installation Module/étagère est devenue Etagère modulée. Retravaillée, la pièce n’évoque plus en rien la référence initiale à une table, mais moque toujours cette méprise quant à sa valeur d’usage : entièrement démantelée et réorganisée maintenant sous forme d’étagère d’exposition, sur laquelle s’empilent en bon ordre le reste des composants de la version précédente, à disposition, l’utilisation de matériaux bruts comme une invite à reprendre le jeu de construction. 

Jean-François Leroy considère ses réalisations comme autant de matières premières, en tout cas encore utilisables, convertibles, commuables. Des états, dans ce sens qu’on donne aux épreuves qui précèdent la forme que la reproduction va figer, ou plus justement ce moment in progress où l’œuvre n’est qu’un exemple donné d’un vaste éventail de possibles. Car il n’est pas, ici, question de corriger ni d’améliorer ; au contraire, ces transformations successives sonnent comme autant de coup bas à la prétention d’un état définitif. Chaque fois, Jean-François Leroy insiste délibérément sur la dénaturation de la pièce antérieure, juste ce qu’il faut pour que la modification déconstruise la lignée. Cela peut se traduire par des variations de médium – Fond, une photographie couleur à l’échelle 1, recouvrant tout un pan de mur, remplace in situ le store vrillé. C’est aussi ces jeux de combinatoire, ou de fragmentation - une ancienne installation est redistribuée en trois pièces séparées, D’une chose l’autre, Pied, Fenêtre désormais autonomes, chacune réagencée. D’une chose, l’autre, c’est exactement cela : un potentiel infini de correspondances et de déviations, pour mieux perdre de vue ces points limites que sont le modèle et l’idéal. 

Remanier, en continu. Jean-François Leroy souligne le caractère évolutif de ses productions. Et cela renforce d’autant cette impression très organique que procure cette façon si particulière de systématiquement ménager des articulations improbables aux objets. Pour gagner en mouvement, pour rompre toute unité, toute continuité : déconstruire, pour contrarier toute stabilité. Somme toute, cette façon de l’œuvre en cours est très proche de l’idée biologique d’un engendrement, comme puissance de génération de signe et de sens. A chaque reprise, une nouvelle donne, bouleversant la précédente. D’une chose, l’autre : Un rectangle de moquette, auparavant utilisé comme tapis de sol, s’érige maintenant en totem - et entre-deux, le basculement vient chambarder l’extraordinaire entêtement que montrent les choses à demeurer en leur état. 

Le travail de Jean-François Leroy a cette grande qualité de déjouer la mauvaise habitude qui, en art, consiste à toujours traquer la polarité, c’est-à-dire à vouloir désigner un Plus et un Moins, à réduire toutes relations à des oppositions binaires, et par là obliger à la hiérarchisation. Ici, ni « haut » ni « bas », mais au contraire, dans la transformation, un continuel déclassement des matériaux, des usages, et conséquemment des systèmes de représentation. Et bien sûr, puisqu’on ne peut dire d’aucune des œuvres montrées ici qu’elle est achevée, cet ultime jeu d’avec la valeur marchande : car seule l’acquisition d’une pièce pourrait garantir que sa forme, encore temporaire, devienne fixe.”

Marion Delage de Luget


nb) English version further down






visuels / visuals courtesy galerie Bertrand Grimont

"Of one thing, the other

Any piece shown here is novel, a recent work as they say, but at the same time it's not new. This warning borders on the absurd, but it's truly around the overpowering expectation of novelty and the paradoxical belief that what is new is necessarily original, that Jean-François Leroy has worked towards this exhibition. Resuming, the Module / Shelf has become XXX, reworked as it is now, the piece does not evoke anything from the initial reference to a table, but still mocks the mistake about it's use value: it is now entirely dismantled and reorganized as an exhibition shelf on which are orderly stacked the available remaining components of the previous version. The use of raw materials extracted from yards sounds now as an invitation to resume the construction game.

Jean-François Leroy considers its pieces as much raw materials, in any case still usable, convertible, commutable. They are states, in the sense that we give to the trials that precede the form that the reproduction will freeze, or, more precisely, this moment in progress when the artwork is a given sample of a wide range of possibilities. Since there is no question here of amendment or improvement, on the contrary, these successive transformations sound as low blows to the claim of a final state. Each time, Jean-François Leroy deliberately insists on the denaturation of the earlier piece, just enough so that the modification deconstructs the lineage. This may result in medium variations - XXX, a  scale 1 color photograph covering an entire wall section, replaces the warped venetian blind 'in situ'. It is also these combinatory or fragmenting games - an older installation is redistributed into three separated pieces, X, X and X, now autonomous, each rearranged. On one thing, the other, it's precisely that: an infinite potential of connections and deviations, to better lose sight of these endpoints that are the model and the ideal.

To overhaul, continuously. Jean-François Leroy emphasizes the evolutive trend of its productions and this reinforces the very organic feel that this specific method of systematically arrange unlikely articulations for objects brings. In order to gain in motion, in order to break any unity, any continuity: deconstructing to undermine any stability. Overall, this work in progress approach is very close to the biological notion of the generative, here it is a power generation of sign and meaning. To each new retake, a new deal upsetting the previous one. XXX: A carpet rectangle, formerly used as a floor mat, stands as a totem now - and in between, the tilting brings trouble to the extraordinary stubbornness of things to remain in their state.

Jean-François Leroy's work has this great quality to thwart the bad habit that, in art, is to always track polarity, that is to say, to nominate a Plus and Minus, in order to reduce all relations to binary oppositions, and thus compel towards hierarchy. Here, neither "high" or "low", but rather, in the processing, a continual downgrading of materials, of uses, and therefore, of the systems of representation. And of course, since we cannot say that any of the works shown here has been completed, a final gameplay with the market value:  for only the acquisition of a piece could guarantee that its form, from ephemeral, becomes fixed."






Marion Delage de Luget
(translation Samy da Silva)
°

rappel / reminder: 
Jean- François Leroy - d’une chose, l’autre - Vernissage samedi 18 septembre de 18h à 21h

47 rue de Montmorency 75003 Paris

&

27/04/2010

generic, flux “ALIVE”, expo. de / show by Lydie Jean-Dit-Pannel @ Videochroniques 05.05. - 03.07.10

ALIVE.

LYDIE JEAN-DIT-PANNEL


VERNISSAGE le mardi 4 mai à partir de 15 heures

EXPOSITION du 5 mai au 3 juillet 2010

OUVERTURE du mardi au samedi de 14 à 18 heures

event @ Facebook


"Rien ne peut arrêter Lydie Jean-Dit-Pannel si ce n'est une immense aiguille qui la fige comme pièce de collection, aux côtés des milliers de choses qui constituent son oeuvre. Et cette démarche qui consiste à rassembler l'intime, le secret, l'exotique et l'ailleurs, confère une dimension inépuisable, 'increvable' à cette artiste, chez qui tout prend forme sous le signe du renouvellement.


De l'Amérique du Nord à Bornéo, des rues de Tokyo aux temples du Cambodge, LDJP part à la poursuite de toutes les images, celles qui sucitent l'amour, surtout l'amour, et la haine qui sera ici mal aimée. De tout cela il est question dans ses dispositifs, ceux qui invitent à ne pas déranger car cette femme tourne seule, ceux qui rêvent de prendre vol, de migration, pour mieux faire corps avec ce qu'est LJDP : Butterfly Heaven. (...)


Stephen Sarrazin, Tokyo, novembre 2008

Commissariat : Édouard Monnet


vidéochroniques

BP 52353

1 place de Lorette

13213 Marseille Cedex 02


liens / links Lydie Jean-Dit-Pannel:


site de l’artiste / artist’s website: http://www.myspace.com/panlogon


@ Facebook - voir / see ALIVE. @ Galerie Pascal Vanhoecke, @ ENSA Dijon

+

Article d'Agnès Girard sur Lydie Jean dit Pannel, 11/03/2010, Oh, my dog !


image courtesy Lydie Jean Dit Pannel



Videoformes


Bing Bang


@ Paris Art, @ Ars Numerica,


Wharf


videos @ google


Lydie Jean-Dit-Pannel, et vous, qu'avez-vous perdu ?



LostDogConnection?

LostDogConnection est une oeuvre d'art virtuelle ouverte à tous, inspirée du travail de l'artiste AURELE.

Cette oeuvre est d'abord une collection : la collection de toutes les réponses à une question simple mais profonde :

"Et vous, qu'avez-vous perdu ?".

Chacun peut consulter, partager et enrichir cette collection de témoignages sur les sites communautaires les plus visités : Facebook (page LostDog Community), YouTube (chaîne LostDog Channel) et Twitter (fil LostDog Post).

La collecte des réponses a démarré le 1er mars ; aucune date de fin n'est prévue.

LostDogConnection se donne d'abord à voir sur Internet.

Du 17 mars 2010 au 22 mars 2010, LostDogConnection sera à la Foire d'Art Contemporain ART PARIS + GUEST, au Grand Palais, sur le stand de la Galerie Nathalie Gaillard qui représente AURELE.

En 2010, LostDogConnection ira jusqu'à Shangaï, à l'Exposition Universelle."

I retour / back I

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