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24/05/2010

generic, flux: différence et répétition / difference and repetition: Istvan Horkay



vers une / towards a constellation “Hole in The Mind


"Stalker/Solaris/Stalker"


Stalker/Solaris/Stalker from Istvan Horkay on Vimeo.

“Andrei Arsenyevich Tarkovsky

Water, clouds, and reflections were used by him for its surreal beauty and photogenic value, as well as its symbolism, such as waves or the form of brooks or running water.[22]

Bells and candles are also frequent symbols. These are symbols of film, sight and sound, and Tarkovsky's film frequently has themes of self reflection.”


"Mirror/Stalker/Solaris"


Mirror/Stalker/Solaris from Istvan Horkay on Vimeo.

“Tarkovsky's films are characterised by Christian and metaphysical themes, extremely long takes, and memorable images of exceptional beauty. Recurring motifs are dreams, memory, childhood, running water accompanied by fire, rain indoors, reflections, levitation, and characters re-appearing in the foreground of long panning movements of the camera.”


"Andrei Tarkowsky/ Mirror"


Andrei Tarkowsky/ Mirror from Istvan Horkay on Vimeo.

“The Mirror draws heavily on Tarkovsky's own childhood. Childhood memories such as the evacuation from Moscow to the countryside during the war, the withdrawn father and his own mother, who worked as a proofreader in a printing press feature prominently in the film.”


&


"Paul Celan - Deathfugue"


Paul Celan - Deathfugue from Istvan Horkay on Vimeo.

"Paul Celan - Tenebrae"


Paul Celan - Tenebrae from Istvan Horkay on Vimeo.

"Paul Celan / Tenebrae II"


Paul Celan /Tenebrae II. from Istvan Horkay on Vimeo.

"Paul Celan/Todesfuge / La Chambre d' Roland Quelven"


Paul Celan/Todesfuge / La Chambre d' Roland Quelven from Istvan Horkay on Vimeo.

"Death Fugue


Black milk of daybreak we drink it at evening

we drink it at midday and morning we drink it at night

we drink and we drink

we shovel a grave in the air there you won't lie too cramped

A man lives in the house he plays with his vipers he writes

he writes when it grows dark to Deutschland your golden hair Marguerite

he writes it and steps out of doors and the stars are all sparkling

he whistles his hounds to come close

he whistles his Jews into rows has them shovel a grave in the ground

he orders us strike up and play for the dance

Black milk of daybreak we drink you at night

we drink you at morning and midday we drink you at evening

we drink and we drink

A man lives in the house he plays with his vipers he writes

he writes when it grows dark to Deutschland your golden hair Margeurite

your ashen hair Shulamith we shovel a grave in the air there you won't lie too cramped

He shouts jab this earth deeper you lot there you others sing up and play

he grabs for the rod in his belt he swings it his eyes are blue

jab your spades deeper you lot there you others play on for the dancing


Black milk of daybreak we drink you at night

we drink you at midday and morning we drink you at evening

we drink and we drink

a man lives in the house your goldenes Haar Margeurite

your aschenes Haar Shulamith he plays with his vipers

He shouts play death more sweetly Death is a master from Deutschland

he shouts scrape your strings darker you'll rise then in smoke to the sky

you'll have a grave then in the clouds there you won't lie too cramped

Black milk of daybreak we drink you at night

we drink you at midday Death is a master aus Deutschland

we drink you at evening and morning we drink and we drink

this Death is ein Meister aus Deutschland his eye it is blue

he shoots you with shot made of lead shoots you level and true

a man lives in the house your goldenes Haar Margarete

he looses his hounds on us grants us a grave in the air

he plays with his vipers and daydreams

der Tod is ein Meister aus Deutschland

dein goldenes Haar Margarete

dein aschenes Haar Shulamith


Paul Celan"



site de l’artiste / artist’s website: http://www.horkay.com/

& http://www.wix.com/ihorkay/ihorkay


@ bolzanogold, @ vimeo, @ facebook, @ art review, @ art net, @ wikipedia


&


rhizome generic:


“... Que se passe-t-il quand un sujet observe une répétition ? Dans une philosophie de la représentation (par exemple Descartes ou Kant), le sujet semble rester à l’extérieur de la répétition et se contenter d’enregistrer passivement une succession de faits ou de cas. Mais enregistre-t-il des faits ou enregistre-t-il une succession de faits ? Ni l’un, ni l’autre. En réalité, il crée une synthèse nouvelle qui ne se trouve pas dans les faits eux-mêmes, à savoir la synthèse de la répétition elle-même. Si cette synthèse est un objet nouveau, il n’y a pas à proprement parler une représentation de la répétition, mais une modification de l’esprit du sujet C’est ce que Deleuze appelle « une différence dans l’âme contemplative ». La répétition a pour effet une modification de l’âme qui la contemple. Cette âme n’est pas représentante, mais contractante. Elle n’est pas un lieu qui re-présente l’objet externe, mais ce qui contracte la série des observations en une notion nouvelle, la répétition. Par un renversement ontologique inspiré de Bergson, Deleuze fait alors de la différence dans le sujet la condition même de la répétition. Plus précisément, il distingue deux répétitions : la répétition matérielle et la répétition spirituelle, celle-ci étant la condition de la précédente : Des éléments identiques ne se répètent que sous la condition d'une indépendance des « cas », d'une discontinuité des « fois » qui fait que l'un n'apparaît pas sans que l'autre ait disparu : la répétition dans la représentation est bien forcée de se défaire en même temps qu'elle se fait. Ou plutôt elle ne se fait pas du tout. Elle ne peut pas se faire en elle-même, dans ces conditions. C'est pourquoi, afin de représenter la répétition, il faut installer ça et là des âmes contemplatives, des moi passifs, des synthèses sub-représentatives, des habitus capables de contracter les cas ou les éléments les uns dans les autres, pour les restituer ensuite dans un espace ou un temps de conservation propres à la représentation même. Or, les conséquences en sont très importantes : cette contraction étant une différence, c'est-à-dire une modification de l'âme contemplative, et même la modification de cette âme, la seule modification qui soit la sienne après laquelle elle meurt, il apparaît que la répétition la plus matérielle ne se fait que par et dans une différence qui lui est soutirée par contraction, par et dans une âme qui soutire une différence à la répétition. La répétition est donc représentée, mais sous la condition d'une âme d'une tout autre nature, contemplante et contractante, mais non représentante et non représentée. La matière est en effet peuplée, revêtue de telles âmes, qui lui donnent une épaisseur sans laquelle elle ne présenterait, en surface, aucune répétition nue. Et ne croyons pas que la contraction soit extérieure à ce qu'elle contracte, ou cette différence extérieure à la répétition : elle en est partie intégrante, elle en est la partie constituante, elle est la profondeur sans laquelle rien ne se répéterait à la surface.

(G. Deleuze, Différence et répétition, Paris, P.U.F., 1972, p.366)"


par J-M Nicolle, mars 2003, source


sources, I, II, III


&


vers / towards “RGB”, projet - plateforme / project’s hub:


& “Solyaris / Solaris”, Andreï Tarkovsky, 1972

stills from Andreï Tarkovsky's 1972 film, a research project for "RGB”


liens / links Roland Quelven


generic, flux: “Hole in The Mind” de / by Roland Quelven - Antica Napolecitta en collaboration avec e.space generic


le site de l’artiste / artist’s website: http://www.napolecitta.com/


Roland Quelven _ Antica Napolecitta @ generic


liens / links Jepial:


jepial @ generic, résidence 09-10: RGB, in progress, 3


jepial @ generic, résidence 09-10: 300 sec._RGB/I, II, III - in progress, 2


jepial @ generic, résidence 09-10: 300 sec._RGB/I - in progress


generic, flux: “The Passing” de / by Bill Viola - pour jepial @ generic / "RGB"


jepial @ generic, résidence 09-10, éléments d'intentions


jepial @ generic, "témoignage ?" / "testimony ?"


autres liens / more Jepial links

I retour / back I

21/05/2010

generic, flux: “Hole in The Mind” de / by Roland Quelven - Antica Napolecitta en collaboration avec e.space generic


nous sommes heureux de publier les contributions depuis / selon “les vertus fractales du détail” de Roland Quelven à notre projet “Hole In The Mind” articulé selon les liens ci-après.


nous annonçons aussi le projet d’exposition / installation monographique avec le travail de cet artiste, dont les modalités générales ont fait l’objet d’un entretien et où les mots-clés “constellation”, “itération”, “collage”, “transparence”, “encyclopédisme”, "image-mouvement", entre autres, ont été aussi évoqués.

infos suivront.

merci de suivre les liens en bas de post.


images & vidéos par Roland Quelven, courtesy e.space generic

(Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 3.0 License.)





& “Solyaris / Solaris”, Andreï Tarkovsky, 1972

stills from Andreï Tarkovsky's 1972 film, a research project for "RGB”


voir aussi / see also:


le site de l’artiste / artist’s website: http://www.napolecitta.com/


@ Art Review, @ Vimeo, @ Antica Napolecitta @ facebook

Roland Quelven _ Antica Napolecitta @ generic


sur le projet "Hole In The Mind": photos & vidéos HD (facebook only)


& jepial


generic, flux: jepial @ generic, résidence 09-10: RGB, in progress, 3


jepial @ generic, résidence 09-10: 300 sec._RGB/I, II, III - in progress, 2


jepial @ generic, résidence 09-10: 300 sec._RGB/I - in progress


generic, flux: “The Passing” de / by Bill Viola - pour jepial @ generic / "RGB"


jepial @ generic, résidence 09-10, éléments d'intentions


jepial @ generic, "témoignage ?" / "testimony ?"


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I retour / back I


24/04/2010

generic, publications: “La pensée stupéfaite” de / by Guillaume Pigeard de Gurbert

«devant la découverte d’une empreinte laissée sur le sable par un autre que lui»

image RGB "standby b)" © jepial courtesy e.space generic

“Pour Guillaume Pigeard de Gurbert, la philosophie naît de ce qui n’est pas elle et la fait trembler.


On ne réalise jamais aussi bien la difficulté d’un tour piqué ou d’une croix de fer que lorsque le danseur ou le gymnaste rate sa figure, tombe, tremble. Peut-être parce qu’on aperçoit alors, d’un coup, la myriade d’éléments qui s’opposent aux voltiges, le poids du corps, les lois de l’équilibre, la tension musculaire, l’émotion, mais à l’encontre desquels le ballet ou l’exercice jouent leur possibilité même. Aussi un traité qui s’intitulerait Contre la danse ne serait pas forcément un pamphlet qui dénigrerait cet art, mais, au contraire, une réflexion sur tout ce qui «affecte» la danse et ce contre quoi elle doit aller pour être danse. C’est un peu en ce sens qu’il faut entendre le titre, trompeur de prime abord, que Guillaume Pigeard de Gurbert donne à son essai : Contre la philosophie n’est vraiment pas une critique de la philosophie mais un authentique exercice philosophique, profond et original, développant l’idée que la philosophie n’existe que par la rencontre de ce qui l’empêche.


Mistral. «Ramifier l’être de la pensée jusque dans la nervure inerte de ce qui ne pense pas», écrivait Michel Foucault dans les Mots et les Choses. Pour centrer l’idée qui porte Contre la philosophie, il faudrait inverser la phrase : faire que la nervure inerte de ce qui ne pense pas puisse en se ravivant stupéfier l’être de la pensée afin que de cette «interdiction» naisse la possibilité de la philosophie. En effet, «la pensée philosophique fonctionne à l’impensable qui la saisit et la laisse désemparée». Le philosophe que décrit Guillaume Pigeard de Gurbert, qui enseigne la philosophie depuis vingt ans et vit à la Martinique, est en ce sens comparable à un Van Gogh qui, essayant de capter la Provence dans sa peinture, y voit le mistral «entrer par effraction», au point que «la toile tremble toujours». De même que Van Gogh s’entête à s’installer sur un sol qui ne le porte pas mais le renverse - «J’ai beaucoup de mal en peignant à cause du vent, mais j’attache mon chevalet à des piquets plantés dans le terrain, et travaille quand même, c’est trop beau» - de même le philosophe œuvre malgré tout «au beau milieu de ce qui le souffle ou le glace, et qui fait que ses concepts ne sont jamais arrêtés, mais tremblent toujours». De quoi tremblent-ils ? Eh bien, de quelque chose qui n’est justement pas de l’ordre des concepts, mais d’un «autrement que le concept» qui est l’«objet» de la philosophie. «La dimension philosophique d’un "objet" se signale précisément par son indocilité au concept», si bien que la philosophie n’acquiert sa véritable dimension que lorsqu’elle brave ce qui n’est pas elle, c’est-à-dire «la résistance que ce qui est à penser oppose au concept», et donc s’expose au risque de «perdre», de chuter, et de ne pas pouvoir accéder à sa propre possibilité.


Contre la philosophie est une sorte de merle blanc dans la production d’aujourd’hui. En général, les philosophes s’installent d’emblée dans la philosophie comme si elle était déjà constituée, comme si elle était - en ôtant le sens courant - une «mathématique», une «action de la pensée» (mathésis) qui travaille déjà avec les concepts, alors que Pigeard de Gurbert va à rebours, jusqu’au moment originel où «elle est menacée de ne jamais pouvoir exister» parce qu’elle affronte ce qui se donne à elle avant que cela soit changé en objet de pensée. La mathématique s’occupe de la pensée «en tant qu’agent», alors que la philosophie n’est pas une agence de concepts, mais «la patience de l’autrement que le concept». C’est pourquoi on doit à son propos parler de «pathématique», les pathémata étant les données qui arrivent à la pensée avant qu’elle en ait élaboré la reprise mathématique. C’est ce principe pathématique de la philosophie qu’explore l’ouvrage de Guillaume Pigeard de Gurbert - dans lequel on entendra l’écho de Qu’est-ce que la philosophie ? de Deleuze et Guattari.


Dialogue. Ce principe sert d’abord à distinguer la science de la philosophie. La première se déploie tout entière à l’intérieur de l’élément conceptuel, et est un dialogue entre concepts établis et nouveaux concepts à établir. En ce sens, «l’obstacle qui anime la science, c’est le préscientifique». En revanche, «le mur qui arrête la philosophie, c’est l’aphilosophie», dans la mesure où elle fait face aux patiments, aux tremblements de l’en-dehors de la pensée, à ce qu’elle n’a pas elle-même produit, qui lui fait violence et qu’elle ne sait pas traiter (pour ce que vit un individu, l’exemple pourrait être la stupeur). Ce principe permet aussi de reparcourir l’«histoire pseudo-politique de la philosophie», et de lire les textes des philosophes - ici Platon, Descartes et Hegel - en repérant non ce qu’il y a entre les lignes mais les béances et les lézardes sur lesquelles ils reposent, qui les minent et en même temps leur confèrent une réalité philosophique. Le résultat est surprenant. Guillaume Pigeard de Gurbert cite à plusieurs reprises l’œuvre littéraire de Patrick Chamoiseau. Mais il évoque Daniel Defoe quand il veut d’un mot faire comprendre que lire les œuvres philosophiques, c’est identifier l’«épisode pathématique» qui «leur appartient en propre et qui se propage dans les interstices de la trame conceptuelle qu’elles tentent malgré tout de construire autour» : à savoir la sidération de Robinson «devant la découverte d’une empreinte laissée sur le sable par un autre que lui».”


(nos emphases)


par Robert Maggiori @ Le cahier Livres de Libé - Libération


Guillaume Pigeard de Gurbert, Contre la philosophie, Actes Sud, 304 pp., 23 €.


via Chikuwa4649, correspondant generic @ twitter


&



L'Homme nu & autres récits
envoyé par TEZIB. - Films courts et animations.


"Deux parcours dans le monde des philosophes


Textes extraits de : Si la philosophie m’était contée

de Guillaume Pigeard de Gurbert

Parcours I : Platon, Aristote, Kant,

Nietzsche, Roger-Pol Droit

Parcours II : Platon, Descartes,

Hobbes, Ricœur, Roger-Pol Droit

Mise en scène : Jean-Christophe Barbaud

Coproduction : Compagnie Labo T,

Odyssée Théâtre et Maison des métallos

Interprétation : Jérôme Bru


Création à Orange en janvier 2006

(Théâtre du Sablier)


Résumé

Un acteur, une valise à la main pour tout bagage, refait le voyage de la philosophie occidentale en quelques fulgurances de la pensée, à grandes enjambées, pour en raconter une histoire initiatique, métaphorique, loin d’un théâtre à thèse, en quelques points de vues ou repères fondamentaux et l’ouvrir à la curiosité, aux débats. Une traversée parallèle de l’histoire du théâtre confrontant chaque philosophe avec "un double théâtral" à travers les personnages du théâtre de son temps.

"Un voyage initiatique dans le temps, dans la pensée aussi, de Platon à Ricœur, au travers d’un spectacle modulaire. Ici pas de cours de philo, place à l’imagination dans l’imbrication des textes, leur mise en espace, leur théâtralisation. Ainsi enrobés, les mots prennent vie, forme aussi"


F.P. (Le Vaucluse Matin, 15 janvier 2006)"


credit TEZIB @ dailymotion

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