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09/08/2010

“ Dualism” de / by Anders Weberg


(frame from "Dualism", courtesy Anders Weberg)

Layer by layer art strips life bare.”



"Dualism"
August 6 - 2010
Duration: 2.15
Video and Sound by Anders Weberg

site de l’artiste / artist’s website: http://weberg.se/
portfolio / blog / @ twitter / @ facebook

“Anders Weberg
(b.1968)

Anders is an artist and filmmaker working in video, sound, new media and installations and he is primarily concerned with identity. The human body lies at the root of projects that formally and conceptually chart identity and its construction as a preamble to broaching matters of violence, genders, memory, loss or ideology in which personal experiences co-exists with references to popular culture, the media and consumerism. Specializing in digital technologies, he aims to mix genres and ways of expression to explore the potential of audio visual media.

He coined the term Peer-to-peer art or (p2p art) in 2006. Art made for - and only available on - the peer to peer networks. The original artwork is first shared by the artist until one other user has downloaded it. After that the artwork will be available for as long as other users share it. The original file and all the material used to create it are deleted by the artist. ”There’s no original”. Six films with a duration between 45 minutes and 9 hours have been uploaded on the file sharing networks in one copy and their original have been deleted. P2P Art - The aesthetics of ephemerality.

Currently based Malmö in the south of Sweden and has exhibited at numerous art/film festivals, galleries, and museums internationally, including:
FutureEverything 2010, Manchester, UK; National Museum of Contemporary Art 2010, Athens, Greece; Beijing Contemporary Art Centre 2010, Beijing, China; Cape 09 Art Biennale, 2009, Cape Town, South Africa; Biennale of Sydney 2008, Sydney, Australia; National Museum, Szczecin, Poland; File Brazil 07-08, São Paulo, Brazil; [10th] Japan Media Arts Festival, Tokyo, Japan; 13th Barcelona International Festival of Advanced Music and Multimedia Art, SONAR, Barcelona, Spain; Scope New York, US; Museum of Contemporary Art (MAC), Santa Fe, Argentina; Pocket Films , Centre Pompidou, Paris; Videoformes, Clermont – Ferrand, France and EMAF, European Media Art Festival, Osnabrück, Germany.”


Chloe Dragna @ La Vidéothèque, partenaire generic


& rhizome generic:



Francisco de Zurbarán (Fuente de Cantos, 1598–1664, Madrid), 
Agnus Dei, ca. 1636–40, 
oil on canvas, 14 x 20 1/2 in. (36.6 x 52.1 cm) San Diego Museum of Art, Gift of Anne R. and Amy Putnam

&

“... Ainsi la perception visuelle : on peut penser qu’elle est individuelle, et que, ensuite je parle de ce que je vois à l’autre, qui me parle de ce qu’il voit. L’individuel se collectivise en empruntant les bottes du langage qui nous est commun. Or, le langage nous est commun, certes, mais également dans son ambiguïté. Il y a aussi perception individuelle des sons qui sont censé être communs. Et, de plus, nous  avons appris à parle en même temps que nous avons appris à  voir ; il a fallu qu’on nous montre les choses, qu’on nous les désigne de façon à lier le mot et la chose. Cet apprentissage a été en même temps celui de l‘ambiguïté dans tous les domaines.  ...’

source in: http://topologie.pagesperso-orange.fr/ blog de Richard Abibon

+


06/12/2009

generic, flux: "Toute œuvre est par elle-même nocive”, Jacques Lacan
















sublimation, chose:


“Que voulait dire Lacan en affirmant : "Toute œuvre est par elle-même nocive" (L'éthique de la psychanalyse p. 148) ? Sans doute s'agissait-il surtout d'accorder à une praxis la dignité d'un style, de montrer que si l'éthique de la psychanalyse consiste à "ne pas céder sur son désir", elle rejoint la création artistique sur le fait de ne pas céder à la jouissance de la Chose, tout en la provoquant dangereusement. La notion de "nocivité", pour négative qu'elle paraisse, évite le leurre des visées utilitaristes (où la demande émane de l'Autre social exclusivement) en articulant fermement l'Autre, le Sujet et la Chose. La Chose est l'objet originel du désir, le signifiant même de la jouissance (sauf qu'il est creux, comme la Chose matériellement est vide). Il vient en excès sur l'objet-cause proprement dit. Par exemple, pour l'amateur d'Opéra subjugué par la voix de la Diva, la Chose sera représentée par le point limite où la voix, au plus sublime du chant, pourrait céder, casser ou trébucher dans un paroxysme d'émotion. Le "plus-de-jouir" que produit pareille effraction dans le système de la représentation n'est que le pendant d'une version ou d'une modalité plus essentielle de la Chose : la perte de jouissance, imposée à qui parle, du fait de la résistance inéluctable d'une partie du vivant à la symbolisation, provoquant cette réserve libidinale qu'est la "Chose ". La Chose prend donc subjectivement le statut d'un "intérieur exclu". Alors que se passe-t-il dans la création et dans la sublimation en général ? La sublimation, est-il dit, élève l'objet à la dignité de la Chose. Le terme de "dignité" révèle bien qu'il s'agit d'un leurre, d'une qualité et non d'une réalité : en effet l'objet (la beauté du chant ou du tableau) reste à jamais un substitut de l'inaccessible Chose. Où est donc la "nocivité" du procédé ? Dans le fait que toute création produit néanmoins un vide, une fêlure conjoncturelle branchée sur la division originelle du sujet. A la différence du fantasme, qui joue la place du corps propre dans l'imaginaire en tant qu'objet de jouissance de l'Autre, la sublimation fait représenter cette jouissance par des objets considérés comme sublimes, auquel le sujet doit pouvoir s'identifier - toujours dans l'imaginaire - au titre de sa propre image idéale. La sublimation impose ce passage de la libido d'objet à la libido narcissique, afin que le sujet se "réalise" (comme on dit) dans ses œuvres, ou dans la contemplation de celles d'autrui. Elle semble pervertie dès l'origine par cette volonté de recréer la Chose à travers une communion de l'artiste et de l'œuvre, narcissisme culturel dont participe également le public. Heureusement cette jouissance nocive est désamorcée dès lors que la Chose (ou l'œuvre) est posée (jouie) dans son inexistence radicale, quand l'art et la sublimation n'y "croient" plus et que la création redevient possible.


Didier Moulinier, 12.09


source: page Facebook de Didier M. / Notes


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