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01/04/2010

generic, flux: "Infected Landscape" & "Fallen Empires" de / by Shai Kremer @ Galerie Les Filles du Calvaire - Paris, 18.03 - 30.04.10




Infected Landscapes”: “Mur de défense anti-tirs, quartier de Gilo, Jérusalem, 2004”

image © Shai Kremer, courtesy Galerie Les Filles du Calvaire

in doc. remis lors de la visite de l’expo. & site.


“La galerie est heureuse de présenter la première exposition personnelle de Shai Kremer en France. A travers les deux séries présentées, Infected Landscape et Fallen Empires, il dresse un portrait métaphorique de la transformation du paysage israélien par des années, des décennies voir des siècles de passages successifs de civilisations.


Né en 1974 et élevé à Kibboutz Gaash (Israël), Shai Kremer a commencé son travail photographique en 1999, lorsqu’il était encore étudiant à Tel Aviv, et l’a poursuivi en obtenant son Master in Fine Arts à la School of Visual Art de New York. Depuis, il a réalisé des centaines de photographies de paysage qui ont pour cadre Israël et actuellement New York où il réside.


Dans ses photographies de la série Infected Landscape, « certains endroits sont aisément identifiables comme les zones d’entraînement militaires tels que « Chicago », sorte de ville fictive qui a servi pendant de nombreuses années de camp d’entraînement pour les troupes israéliennes. D’autres sont plus ambigus. Seuls les titres permettent de localiser géographiquement et politiquement les lieux. Certaines photographies semblent, au premier abord, représenter des endroits bucoliques et champêtres comme ses petites collines recouvertes d’une végétation luxuriante qui s’avèrent être, à la lecture du titre, une barrière de tank dans les hauteurs du Golan. »


Dans sa série Fallen Empires, Shai Kremer montre comment l’Histoire façonne et modifie un paysage, comment les différentes strates historiques, les différentes périodes d’occupation d’un lieu, par différentes civilisations (des égyptiens au israéliens) le marque de manière permanente.


Pour décrire la complexité des changements survenus dans le paysage Israélien, Shai Kremer préfère garder une certaine distance. Loin de montrer le territoire israélien par le même prisme que les journaux télévisés, le sujet est abordé de manière plus subtile. Il considère qu’il n’est pas nécessaire de choquer pour créer un impact. Il préfère inviter le spectateur à penser, à analyser et voit le paysage comme une plate-forme amenant à la discussion. Par ses photographies, Shai Kremer révèle comment chaque parcelle de terre est maintenant « infectée » par les traces et sédiments du conflit actuel. L’accumulation de ruines et de réminiscence de constructions militaires sont une partie importante de ce qui définit aujourd’hui le paysage israélien.


« Mes photographies montrent l’empreinte menaçante et omniprésente de l’armée sur le paysage israélien, et par effet de miroir, cette même empreinte sur la société israélienne. L’esthétique des images, leurs compositions ordonnées imitent les mécanismes de défense des citoyens israéliens essayant coûte que coûte de tendre vers une vie « normale ». Les cicatrices cachées du paysage correspondent aux blessures de l’inconscient collectif du pays. Le paysage, infecté par l’accumulation des sédiments déposés par un conflit sans fin, devient une plate-forme de discussion. » Shai Kremer”


(nos emphases)



Fallen Empires”:”Aire de Stockage de munitions et d’équipements construite par les Etats Unis, près de Nashonim, Isrël, 2005”,

image © Shai Kremer, courtesy Galerie Les Filles du Calvaire

in doc. remis idem


avec gratitude pour la qualité de l’accueil


&


@ Blog Culturel, @ Art Slant (diaporama), @ Art Catalyse,...


&


“...On peut se risquer à transposer au langage ce qui vaut pour l’histoire, dans la mesure où l’on isole pour terme de comparaison et critère d’évaluation une conception d’arrière-plan de ce qui peut leur être commun, c’est-à-dire une conception du temps où reparaît l’alternative évoquée dès le début : ou bien le temps est dissocié de l’histoire pour en être l’origine et la fin d’ores et déjà arrêtées ; ou bien le temps est lié à l’histoire (sans s’y confondre), et il est alors possible d’articuler un champ d’expériences (une tradition) et un horizon d’attentes (une promesse, par exemple, ou un projet). Transposée au langage, cette alternative prend la forme suivante : soit la source du sens est antérieure et supérieure à tout langage possible, et donc aussi à toute langue, et sa manifestation plénière implique la rupture ou la mort des langues ; soit le sens est produit par des langues et ce qu’il est comme ce qu’il signifie n’est pas encore défini. Dans le premier cas, il s’agit de retrouver les traces du sens dans le langage en général, les langues et les œuvres plus particulièrement – le commentaire ayant alors pour finalité en quelque sorte une techouvah du sens dont la plénitude est historiquement aliénée en autant de traces –, le sens étant d’emblée un événement extra-historique même s’il fonde toute l’histoire ; dans le second, il s’agit autant de prolonger une tradition que d’innover par rapport à ce qu’elle lègue, et le commentaire n’est plus investi d’une fonction sotériologique, mais cherche à restituer à une parole sa singularité, donc à montrer comment les traditions se forment et se transforment ; le sens est, dans l’histoire, un événement historique même si les modalités de son élaboration peuvent être transhistoriques, référées à une réflexivité innovante, humaine, artistique et intellectuelle. ...”


(nos emphases)


in Messianisme et philologie du langage par Marc de Launay, @ Walter Benjamin, le critique européen Atelier de recherches: http://www.walter-benjamin.fr/articles.htm


I retour / back I

15/02/2010

generic, flux: Esther Shalev-Gerz, "Ton image me regarde !?" @ Jeu de Paume, Paris, 09.02.10 - 06.06.10








Les Inséparables, 2000-2010
Esther Shalev-Gerz
Horloge, 67 x120 x 15 cm
Œuvre produite par La Manufacture Jaeger-LeCoultre, partenaire privilégié de l’exposition.
© Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010
source Jeu de Paume


Esther Shalev-Gerz est reconnue sur la scène internationale pour sa contribution active et conceptuelle au domaine de l’art en lien avec la sphère publique, et pour son travail régulier sur la nature de la démocratie, la mémoire collective et individuelle et les politiques de l’espace public.

L’élaboration de ses projets artistiques est intimement liée aux éléments extérieurs qui en deviennent partie intégrante. Ainsi, l’espace (institutionnel, politique, historique, géographique) est à la fois occupé par l’œuvre et reflété ou détourné par elle. Pendant plus de 20 ans, son travail s'est centré sur des interventions et des projets ancrés dans l’histoire des lieux et des villes dans lesquels elle a exposé.


Les installations, vidéos et travaux photographiques présentés au Jeu de Paume soulèvent diverses questions sur la mémoire du groupe et sur son interaction avec l'histoire individuelle et le souvenir.

Cette première exposition monographique d’envergure en France regroupe une sélection de 10 œuvres antérieures (montrées partiellement ou adaptées pour leur exposition au Jeu de Paume) qui soulèvent diverses questions sur la mémoire du groupe et sur son interaction avec l'histoire individuelle et le souvenir :


Monument contre le fascisme, 1986-1993


L’Instruction berlinoise, 1998


















Perpetuum Mobile, 1998-2000

Installation vidéo, noir et blanc, sonore, 30 min en boucle et bande sonore Vue de l’installation à Braunschweig, Allemagne Courtesy galerie Baudoin Lebon, Paris © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010 source Jeu de Paume





















Anges inséparables: la maison éphémère pour Walter Benjamin, 2000

Anges inséparables 12
Capture d’écran extraite de la vidéo, couleur, sonore, 15 mn. Courtesy galerie Baudoin Lebon, Paris © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010 source Jeu de Paume



















White-Out: entre l’écoute et la parole (Between Telling and Listening), 2002

Photographie couleur extraite de l’installation composée de : 2 projections vidéo synchronisées, DVD SD, couleur, sonores, 40 min chaque, sous-titrées en français ; 7 photographies couleur montées sous diasec, 80 x 120 cm chaque ; 6 textes contrecollés sur aluminium, 120 x150 cm chaque
Vue de l’installation au Historika Museet, Stockholm, Suède, 2002 Photographie : Historika Museet, Stockholm, Suède Courtesy de l’artiste © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2009
source Jeu de Paume
















First Generation, 2004-2006
Capture d’écran de la vidéo extraite de l’installation composée de : 1 rétroprojection vidéo, couleur, non sonore, 40 min ; textes adhésifs, dimensions variables Courtesy galerie Baudoin Lebon, Paris © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010 source Jeu de Paume

Entre l’écoute et la parole: derniers témoins, Auschwitz 1945-2005, 2005












MenschenDinge (L’Aspect humain des choses), 2004-2006

Photographie couleur extraite de l’installation composée de : 5 vidéos, couleur, sonores, 22, 14, 23, 14 et 12 minutes ; 25 photographies couleur contrecollées sur aluminium, montées sous diasec, 100 x 40 cm chaque. Collection Mémorial de Buchenwald, Weimar, Allemagne © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010 source Jeu de Paume



























Echoes in Memory, 2007

Photographie extraite de l’installation composée de : 2 vidéos, noir et blanc, muettes ; 24 photographies noir et blanc contrecollées sur aluminium, montées sous diasec, 49 x 33 cm chaque Courtesy galerie Baudoin Lebon, Paris © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010 source Jeu de Paume


Sound Machine, 2008


Cette sélection est complétée d’une nouvelle œuvre intitulée D’eux, spécialement créée pour la circonstance.”















D’eux, 2009
Capture d’écran extraite de la vidéo de l’installation composée de : 1 double projection vidéo, couleur, sonore ; photographies couleur ; bande sonore Production Jeu de Paume Courtesy galerie Baudoin Lebon, Paris © Esther Shalev-Gerz, ADAGP, Paris 2010 source Jeu de Paume

Commissaire : Marta Gili


...


NB:


Rencontre avec Esther Shalev-Gerz
À l’École nationale supérieure des Beaux-Arts
LE 19 FÉVRIER 2010 15H00 - 16H00
Dans le cadre de l’exposition de Esther Shalev-Gerz “Ton image me regarde !?”, au Jeu de Paume, une rencontre avec l'artiste est organisée à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts le vendredi 19 février à 15 heures.

École nationale supérieure des Beaux-Arts
14, rue Bonaparte, 75006 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles
www.beauxartsparis.fr
...

infos pratiques:


Galerie du Jeu de Paume


1, pl. de la Concorde 75008 Paris

Programmation

Du 9 février 2010 au 6 juin 2010.

Le mar de 12h à 21h, du mer au ven de 12h à 19h, les sam et dim de 10h à 19h.

Entrées

réduit : 5€

normal : 7€


source Jeu de Paume


site de l’artiste / artist’s website: http://www.shalev-gerz.net/


+ liens / + links:


zoumzoum, synesthesie, culturopoing.com, paris-art.com, fondation hippocrene,

culture.fr, horschamp, scope.lefigaro.fr


+


vidéos en anglais / videos, English lang.:


Jason E. Bowman and Esther Shalev-Gerz in conversation at the Whitworth Art Gallery, Saturday 16th January 2010.


Jason E. Bowman and Esther Shalev-Gerz discuss the development of Untitled (on a day unknown...) and the processes of collective research, dialogue and decision-making by which it has been informed.






09/02/2010

generic, flux: "Walter Benjamin, dernières nouvelles" @ Beaubourg, 10.02.10 - 19h.30



"Vernuche" © Photo Arno Gisinger, in Arno Gisinger et Nathalie Raoux, Konstellation. Walter Benjamin en exil. Transphotographic press, Paris / Bucher Verlag, Hohenems-Vienne 2009"
Centre Pompidou

"Parole
WALTER BENJAMIN. DERNIÈRES NOUVELLES


Soixante-dix ans après la mort du penseur de la perte d'aura et de la politisation de l'esthétique, l'ouvrage Konstellation Benjamin, né de la collaboration entre un photographe (Arno Gisinger) et une spécialiste de Benjamin (Nathalie Raoux), s'emploie à lui rendre justice.

Rencontre avec Arno Gisinger, Nathalie Raoux et Bruno Tackels. Table-ronde présentée par Clément Chéroux.

Mercredi 10 février 2010 à 19h30 / Petite salle / Entrée libre."


"Ici, tout est montage et constellation. Constellation de la photographie et de la recherche historique d'abord, quand 36 arrêts sur images du photographe Arno Gisinger, découpés dans les années d'exil de Walter Benjamin, recomposent une histoire que la chronologie de Nathalie Raoux redit autrement. Constellation du texte et de l'image ensuite, quand chaque étape est ici évoquée par une photographie et légendée par Benjamin lui-même en quelque sorte –sous forme d'une citation tirée de sa correspondance. Constellation du passé et du présent enfin, tant les lieux donnés ici à voir, parfois pour la première fois, sont des non-lieux de mémoire.
Konstellation Benjamin? Ou comment parcourir, "à rebrousse poils" du mythe et du martyrologue, en 36 instantanés, le destin de Benjamin en exil.

Avec
Arno Gisinger, Nathalie Raoux et Bruno Tackels (auteur de Walter Benjamin. Une vie dans les textes (Actes Sud), un magistral essai qui a récemment renouvelé l'approche biographique du philosophe)
Choix de lettres de Walter Benjamin lu par
Aline Steiner
Rencontre présentée par
Clément Chéroux, conservateur, cabinet de la photographie, Mnam"













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