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11/11/2009

generic, flux & publications: "Homo Sacer, II" de / by Giorgio Agamben @ Odeon 12.11.09






















Pourquoi le pouvoir a-t-il besoin de gloire ?


Lecture et rencontre avec Giorgio Agamben et Martin Rueff, dans le cadre des “Traversées philosophiques “ (2/6) – Théâtre de l’Odéon – Jeudi 12 novembre



"Dans Le Règne et la Gloire, Homo Sacer, II, 2, (Seuil, 2008) Giorgio Agamben poursuit sa généalogie du pouvoir politique. Il découvre les fondements de la notion d’économie au cœur de la tradition trinitaire et montre combien ce paradigme ne cesse de déterminer notre propre interprétation du politique.

Il y a plus : le pouvoir n’est pas seulement gouvernement mais «gloire» : les liturgies, les cérémonies, les acclamations, loin d’être d’anciennes pratiques, sont la base du pouvoir occidental comme le démontrent la fonction du consensus et des médias dans nos démocraties modernes. Un concept est au cœur du Règne et la Gloire : celui de désœuvrement. Et comme on le retrouve dans Nudités, paru chez Payot-Rivages en septembre 2009, on essaiera de le faire monter sur la scène. Les textes lus seront de Aristote, Augustin, Foucault, Peterson, Schmitt, Tertullien, Thomas d’Aquin.


Né à Rome en 1942, Giorgio Agamben enseigne à l’université de Vérone. Il a participé, en 1966 et en 1968, aux séminaires de Heidegger. Il est le directeur de l’édition italienne des Œuvres complètes de Walter Benjamin, dont il a retrouvé d’importants manuscrits. Il est l’auteur d’une oeuvre considérable, dont, publiés au Seuil, Homo sacer I. Le pouvoir souverain et la vie nue (1997), Homo sacer, II. État d’exception (2003).


Martin Rueff, enseigne la littérature et la philosophie à Paris et à Bologne. Il vient de publier, Différence et Identité. La poésie lyrique à l’apogée du capitalisme culturel (Hermann, 2009)

(nos liens)

Organisé avec les éditions du Seuil.

En partenariat avec la Fnac et Courrier international.

Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin / Tarif unique 5 €.

Ouverture de la location le jeudi 22 octobre

Réservation 01 44 85 40 40."


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source: Nouvelles Philosophiques & Didier Moulinier @ Facebook


source image: Roman Tworkowski, own work, based on work of user Reverie, wiki commons


voir aussi / see also:


non-fiction

colblog

l'humanite

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"...Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient de son temps.”


Giorgio Agamben, (auteur du liminaire de notre manifeste generic), in Qu’est-ce que le contemporain ?, p.22, Rivages poche / Petite Bibliothèque, Paris, juillet 2008.
























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mise à jour @ 15.55:



France Culture / A plus d’un titre / 11.11.09 / 16-17.00:

Jacques Munier s'entretient avec Giorgio Agamben.


(seconde partie de programme, 16.30)











Giorgio Agamben

Nudités

Rivages - 2009


"Comme Profanations, Nudités rassemble en une série de brefs essais les motifs les plus urgents et les plus actuels de la recherche de Giorgio Agamben : depuis la fête, qu'il met de manière inattendue en relation avec le phénomène contemporain de la boulimie, jusqu'à la nudité, dont les implications théologiques cachées sont soumises à l'enquête archéologique ; depuis le problème du corps glorieux des béats, qui ont un estomac et des organes sexuels mais qui ne mangent pas et ne font pas l'amour, jusqu'à la figure nouvelle d'une identité impersonnelle imposée à l'humanité par les dispositifs de la biométrie. Le point de fuite vers lequel convergent tous ces thèmes est le désoeuvrement. Il ne faut pas entendre ce terme comme oisiveté ou comme inertie, mais comme le paradigme de l'action humaine et celui d'une nouvelle politique. C'est la pratique même de ce désoeuvrement qui définit le no man's land où se meut une écriture qui a brûlé ses cartes d'identité et qui est à tout à la fois, pensée et littérature, divagation et fiche philologique, traité de métaphysique et note sur les moeurs.

-4e de couverture-"


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source



site émission & podcast

13/10/2009

generic, flux: un état des choses / a state of things





















image jépial, "sens unique", in "textures 1.0"



travaillant à ce blog comme trace - mémoire - archive en voie de constitution, il semble qu’après plus d’une centaine de posts, c’est de cheminement de et vers l’image où rien n’est sûr, ni formes, ni substances, ni liens, ni césures, qu’il s’agit.


une indécidabilité qui n’empêche, ni ne se résout à l’aveuglement d’un côté, à la scopophilie de l’autre, deux aspects d’une “servitude volontaire”.


cela étant generic a t’il fait acte critique dans ses choix, ses approches, ses thèmes?


ici les images sont témoins à charge et à décharge, parties prenantes et tierce instance.

les textes qui les acompagnent tentent d’en relever certains enjeux, parfois de les articuler à d’autres images, voire à d’autres textes, vers une inscription symbolique, une itération tangente.


alors les œuvres comme “relation de mystère à mystère”, “le mystère des œuvres est leur sens, utopique. Elles sont graphies obscures, sombres restes. pourrions-nous devant elles abandonner l’espoir d’apercevoir ce dont elles sont les traces?” (1)


nous sommes-nous éloignés, rapprochés ou restons-nous en stase vis-à-vis de notre manifeste?


peut-être est-ce une question de temporalité pour “percevoir dans l’obscurité du présent cette lumière qui cherche à nous rejoindre et ne le peut pas...”, pour être “ponctuel(s)” “à un rendez-vous qu’on ne peut que manquer.”, il ne s’agit pas de temps chronologique: “il est, dans le temps chronologique quelque chose qui le travaille de l’intérieur et le transforme. Et cette urgence c’est l’inactualité, l’anachronisme qui permet de saisir notre temps sous la forme d’un “trop tôt” qui est aussi un “trop tard”, d’un “déjà” qui est aussi un “pas encore”. Et de reconnaître en même temps dans les ténèbres du présent la lumière qui, sans jamais pouvoir nous rejoindre, est pérpetuellement en voyage vers nous.” (2) (voir facultativement, notre texte ici ou ici)


pour l’instant il nous faut encore cheminer, de et vers l’image, vers les œuvres...


“La critique est la mortification des œuvres. Leur essence s’y prête plus que celle de tout autre production. Mortification des œuvres: il ne s’agit pas de l’eveil de la conscience dans les œuvres vivantes - au sens romantique -, mais de l’instauration d’un savoir dans ces œuvres, qui sont mortes. La beauté durable est un objet de savoir. On peut se demander si la beauté durable a encore droit à ce nom - ce qui est sûr, c’est qu’il y a de la beauté, s’il n’y a pas au plus profond d’elle-même un quelconque objet de savoir. La philosophie ne doit pas chercher à nier qu’elle reveille la beauté des œuvres (...). L’objet de la critique philosophique, c’est de montrer que la fonction de la forme artistique est précisément celle-ci: faire des contenus réels de l’histoire, qui constituent le fondement de tout œuvre significative, des contenus de vérité de la philosophie. Cette transformation des contenus réels en contenus de vérité fait que le déclin de l’effet produit, dans lequel les charmes anciens parlent de moins en moins au cours des siècles, devient le fondement d’une renaissance, où la beauté éphémère s’effondre complètement et où l’œuvre s’affirme comme ruine”. (3)


(1) Daniel Payot, in Anachronies de l’œuvre d’art, p. 145, 146, Galilée, 1990

(2) Giorgio Agamben, in Qu’est-ce que le contemporain ?, p.24-26, Rivages poche / Petite Bibliothèque, Paris, juillet 2008

(3) Walter Benjamin, l’Origine du drame baroque allemand, cité par Daniel Payot, op. cit., p. 151


ici encore, vos remarques & suggestions sont bienvenues: e.spacegeneric@gmail.com

26/05/2009

e.space generic, elements de manifeste / manifesto elements



Nanos gigantium humeris insidente

Bernard de Chartres, 1120

“Nous sommes comme des nains juchés sur les épaules de géants, afin de voir mieux et plus loin qu'eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes portés et soulevés par leur stature gigantesque.”

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"We are like dwarfs sitting on the shoulders of giants. We see more, and things that are more distant, than they did, not because our sight is superior or because we are taller than they, but because they raise us up, and by their great stature add to ours."


John of Salisbury, Metalogicon, 1159...

vers un manifeste generic:

“...Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau de ténèbres qui provient
de son temps.”

Giorgio Agamben, in Qu’est-ce que le contemporain ?, p.22, Rivages poche / Petite Bibliothèque, Paris, juillet 2008

generic s'intéresse à et questionne l'image (animée et fixe) comme dévoilement
et masque (imago), comme cause et effet du spec(ta)ulaire,
à la profondeur/surface et à la texture/haptique du (de l’ordre) symbolique,
à l'inframince et à l'archéologie du vide/saturé du quotidien,
à l'indécidable entre le "voir" et le "regarder", “the gaze”,
aux creux du langage et aux discours de la parole,
à l'impossible neutralité des signes et à l'opacité mémorielle,
à l'aporie de l'injonction au jouir/visible et à la tension du désir/invisible,
à la différ(r)ance" et à la répétition,
à l'autre du même,
à l'image comme manœuvre d'évitement
et comme simulacre d'un réel irreprésentable et inacceptable,
à la nuit...

/ towards a generic manifesto:

“...Contemporary is the one hit in the face by the beam of darkness coming from his own time.” (our translation)

generic is interested by and questions the picture/image (moving or still) as unveiling/sealing
and as masking (imago), as cause and effect of the spec(ta)ular,
by the depth/surface and the texture/haptic of the symbolic (order),
by the ‘ultrathin’ and the saturated void of the quotidian,
by the undecidability between ‘to see’ and ‘to watch’, the gaze,
by the gaps of language and the discourses of ‘speech’,
by the impossible neutrality of signs and memory’s processes opacity,
by the aporia of the injunction to enjoy/visible and the tension of desire/invisible,
by the ‘differ(r)ance’ and the repetition,
by the other of the self,
by the image as an evasive manœuvre and as simulacrum
of an unrepresentable and inacceptable real (reel),
by the night...
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