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05/10/2009

Mark Wallinger "Treshold to the Kingdom" - Nuit Blanche 09 - effets secondaires / side effects





















source image, courtesy tate.or.uk


Mark Wallinger, “Threshold to the Kingdom” (Le Seuil du Royaume) @ Saint-Eustache, 75001 Paris, Nuit Blanche 03.10.09


conditions:


Au son du “Miserere d’Allegri”, (l’un des sept psaumes de la pénitence), des passagers défilent au ralenti dans le hall de débarquement d’un aéroport. Projetée dans l’église Saint-Eustache, la vidéo “Threshold to the Kingdom”(2000) accompagnée par cette musique spirituelle et doloriste, ressemble aux passages des âmes à travers les portes du paradis”.


source: Programme de la Nuit Blanche - 03.10.09, p. 37, Mairie de Paris


&


Une œuvre au “chœur” du sacré.


Projeter cette œuvre dans l’endroit le plus sacré de l’église, au dessus du tabernacle du maître autel, contribue à provoquer une expérience: celle de l’Espérance qui annonce au plus grand nombre que la mort et ses douleurs n’ont jamais le dernier mot.


source: dépliant fourni à l’entrée de l’église, p. 2


(nos emphases)


London City Airport, 2000, sans autorisation Mark Wallinger et son équipe installe une caméra, puis appuient sur “record”, faisant mine de ne pas être là, le temps d’être expulsé il avaient leur captation en boite”... la caméra avait filmé les portiques vitrés des Arrivées Internationales”.


source éditée: Rachel Withers, ArtForum, Summer, 2001 - Customs man, Mark Wallinger’s video art - Critical Essay


...


piste de lecture:


"Il y a deux péchés capitaux humains d'où tous les autres dérivent: l'impatience et la paresse. Ils ont été chassés du Paradis à cause de leur impatience, ils n'y rentrent pas à cause de leur paresse. Mais peut-être n'y a-t-il qu'un seul péché capital: l'impatience. Ils ont été chassés à cause de leur impatience, à cause de leur impatience ils ne rentrent pas."


Franz Kafka, journal, 20.10.1917


c’était dans le monde d’avant le 11.09.01 et toujours-déjà-là, dans notre versant du contemporain.


depuis, l’avion et ses extensions bâties ont été rendus à leur dimension magique, initiatique, oraculaire, transubstanciés en nœuds de triage pour le ravissement planétaire.


là où les pélerins internationaux constituent une élite post-séculaire, celles et ceux qui ont été marqués par la grâce du continent de naissance, du rang et de la chance.


acheminés par des rectangles articulés, traversant les limbes suburbaines, puis portés par les escaliers mécaniques, les tapis roulants, épiderme des passerelles et des sas.


l’heure vient, une suite d’évaluations qualifiantes, de jugements, vers les paliers de l’extase supérieure, but ultime, récompense du “parcours de la peine”.


les défroques siglées, questions liturgiques et réponses rituelles, il s’agit de laisser là les instruments de la perforation, de la découpe, de la propulsion gazeuse, du feu - auto-psy - autogyre - autopyre - de se voir délivrer les précieux sauf-conduits, les indulgences utilitaires et transitoires.


partout les corps sans organes de la surveillance, de la contrainte, du flux électronique, envisagent les “âmes” une à la fois, profilent les désirants et les désirés, les tremblants et les tremblés, les pénitents et les apostasiés.


comme d’autres hier et demain, certains en resteront là, faute à la biométrie, son absence, ses présences, ses masques, tous “nés de la faute” et sans soutiens.


d’autres vestales et janissaires s’assurent de l’identité entre soi et soi, entre zèle et nonchalance, lassitude et ennui, comparant le si précieux document avec le visage qui porterait la marque du malin ou de ses séides.


et certains encore seront extraits de la chaîne, chaingang.


les haltes se distribuent entre les échoppes euphorisantes / anxiolytiques et les ersatz d’ablutions sacrées, instruments d’hygiène élémentaire magnifiés par les paniques pandémiques.


dernières instances de mise en ordre, de composition de la posture, prières muettes, suspension des soucis terrestres, abdication du gouvernement de soi.


jusqu’à la délivrance qui advient avec un appel, suite de phonèmes et de symboles, où chacun reconnaîtra la triangulation de son existence en voie d’ascension, de transfiguration préssurisée.


...


l’arrivée, la réintegration de l’en-corps et de ses effets, la procession vers le dernier triage, nouvelle infanterie physionomiste, idiomes universels de la sécurité neuroleptique.


et certains, abjectement diaphanes-opaques, seront aspirés dans les méandres-conditions de l'hospitalité occidentale, supplément du "mal nécessaire", reliquat de mauvaise conscience.

l’acquiescence du grand gardien acquise, les autres avancent encore, (rassé)-re-nés, eugenisés: “la mort et ses douleurs n’ont (pas eu) le dernier mot’, le grand dehors est re-materialisé derrière le portique translucide.


alors qu’importe la caméra, ces séquences saisies à l’incarnation, qu’importe le ralenti, le montage, le dispositif, ou bien puisque la caméra, le ralenti.... "nous sommes vivants et vous êtes morts”, miserere.


sds @ generic


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irrésolution:


Miserere (Allegri)


Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, Tu peux parler et montrer Ta justice, être juge et montrer Ta victoire.

Moi, je suis né dans la faute, j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais Tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, Tu m’apprends la sagesse.

Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête : ils danseront, les os que Tu broyais.

Détourne Ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de Ta face, ne me reprends pas Ton Esprit Saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; que l’esprit généreux me soutienne.

Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera Ta justice.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera Ta louange.

Si j’offre un sacrifice, Tu n’en veux pas, Tu n’acceptes pas d’holocauste.

Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

Alors Tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur Ton autel.


(nos emphases)


source wikipedia


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captations vidéo basse résolution, par generic @ Saint-Eustache, 03.10.09



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voir nos posts / see our posts:


parcours generic nuit blanche 09, portable

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parcours generic nuit blanche 09, multimédia

03/10/2009

Nuit Blanche, dans quelques heures / in a few hours
















un documentaire anachroniquement lynchien.


dérive:


clair: aigu, aisé, apert, apparent, argentin, beau, blanc, brillant, cartésien, catégorique, certain, clairet, clairière, clairsemé, clairvoyant, compréhensible, conscient, cristallin, délié, diaphane, distinct, doux, droit, éclairé, éclatant, étincelant, évident, explicite, exprès, facile, filasse, fluide, formel, franc, gai, intelligible, irrécusable, léger, limpide, lucide, luisant, lumineux, manifeste, net, notoire, ouvert, pâle, palpable, pénétrable, pénétrant, perceptible, perspicace, poli, précis, printanier, propre, public, pur, rare, sagace, sans équivoque, sensible, serein, significatif, simple, sincère, sûr, translucide, transparent, vif, visible

obscur: abscons, abstrait, abstrus, ambigu, amphibologique, amphigourique, apocalyptique, assombri, aveugle, brumeux, cabalistique, caché, chargé, clandestin, complexe, compliqué, confus, couvert, crépusculaire, difficile, diffus, douteux, effacé, embarrassé, emberlificoté, embrouillé, embroussaillé, embrumé, enchevêtré, énigmatique, en jus de boudin, enténébré, entortillé, enveloppé, épais, équivoque, ésotérique, filandreux, flou, foncé, fuligineux, fumeux, furtif, hermétique, humble, ignoré, illisible, impénétrable, inavoué, incertain, incompréhensible, inconnu, indéchiffrable, indistinct, inéclairé, inexplicable, inextricable, inintelligible, innommé, insaisissable, insondable, irraisonné, latent, louche, méconnu, mesquin, mystérieux, nébuleux, neutre, nocturne, noir, nuageux, obscurci, occulte, occulté, ombreux, opaque, oublié, petit, primitif, profond, secret, sépulcral, sibyllin, sombre, souterrain, subalterne, ténébreux, terne, terni, timide, touffu, triste, trouble, vague, vaporeux, vaseux, voilé


source


bonne nuit blanche 2009

02/10/2009

"Chrysalides" + "134340 alias Pluton" de Patrick Bernatchez @ e.space generic, précurseur, visite a la Galerie Bertrand Grimont , II






deuxième accueil de qualité par Bertrand Grimont à la galerie éponyme, 47, rue de Montmorency, 75003 Paris.


pour la disponibilité, l’ouverture vers le sens, l’empathie pour la démarche: gratitudes renouvellées.


nouvelle immersion dans la "Trilogie Chrysalide", de Patrick Bernatchez, quatrième visionnage - exposition à la boucle, cette fois-ci seul devant l’oeuvre, selon le cartel:


"

La trilogie Chrysalide 2007 - 2009

pellicule 35mm transférée sur support numérique


projection en boucle des trois vidéos de la trilogie


“I Feel Cold Today”, durée 14 min., 2006-2007


“ Chrysalide”, durée 10 min., 2008


“13”, durée 12.36 min., 2009

"















still "I Feel Cold Today"

© Patrick Bernatchez

courtesy Galerie Bertrand Grimont





















still "Chrysalide"

© Patrick Bernatchez

courtesy Galerie Bertrand Grimont






















still "13"

© Patrick Bernatchez

(sourcée dans le site de l'artiste)

courtesy Galerie Bertrand Grimont



"

ce rédacteur ne tentera pas de résolution immédiate, de clôture (enclosure) de l’impact lancinant de ces images, éminement retenues, striées d'immanence, de différance mais aussi d’"étrange familiarité” evoquée justement par Bertrand G.


pour cela un travail en élaboration sera posté bientôt.


generic ne saurait trop inciter ses adhérents, les lecteurs de ce blog à “envisager” cette expo (depuis le 10.09.09) jusqu’au 31.10.09 du mardi au samedi-14h/19h.


sur le site de la galerie Bertrand Grimont, des vidéos connexes, ici


& des photos, ici


+ demain soir 03.10.09, dans le cadre de la Nuit Blanche 2009, la projection de “I Feel cold today”, vidéo 2006- 2007, film 16mm transféré en DVD, 14 min., au Musée du Moyen-Âge, Frigidarium

6, place Paul Painlevé, 75005 Paris - 19h.00 - 05h.00

(M° Saint-Michel, Maubert-Mutualité, Odéon, RER Luxembourg, Cluny-La-Sorbonne, ...)


c'est l'une des trois mentions très spéciales parcours generic a re-voir: version multimédia ou en version portable


















...


rappel + nouveaux liens / reminder + new links:


site de l’artiste / artist’s website: http://www.patrickbernatchez.com


site de la Galerie Bertrand Grimont / artist's art gallery' website: http://www.bertrandgrimont.com


&

liens generic / links:


veuillez suivre infos ici s.v.p. / please follow info here

&

saison e.space generic_arts visuels_2009-10

&

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01/10/2009

generic: régime du regard, la nuit (blanche) pour / for Achilles Nasios

Keyword 1. P-version from Achilles N. on Vimeo.


Achilles est un créateur, galeriste, compagnon de route de generic depuis la Suède et ailleurs.

(voir colonne de droite: créateurs proches / artists close to us)


pour / for Achilles Nasios, condensation:


cette semaine le régime du regard est cinétique pour generic, (voir posts ci-après).

une pause de quelques heures pour recomposer une posture, une disposition, une hospitalité aux signes.

une tentative de dessaisissement vers la nuit (blanche),

puisque les images persistent dans le jeu des globes oculaires,

eux-mêmes toujours-déjà saisis par le momentum du voir et de l’a-voir vu.

les paupières ne recouvrent que les yeux là où pupilles et iris prolongent leur “beau travail”,

la membrane retinienne formant l’avers et l’envers de l’intériorité imageante.

le regardant comme r-appel du regardé - le regardé comme r-appel lui aussi:

“habeas corpus” - tu as un corps -, phénomène parmi les phénomènes, vers l’extériorité imagée.

et réciproquement,

vertige familier-étrange,

seduction de la "quiétude des pierres".

recours aux textes donc, le noir n'est toujours pas la nuit,

y compris dans la “camera obscura”:


“Il convient alors de s’attacher au problème du visible et de l’invisible. Le « phénomène » en grec veut dire constellations célestes c’est à dire par extension ce qui se montre dans la lumière, ce qui est exposé. Ce qui se voit, ce phénomène, est le visible qui se présente à nous. C’est l’extériorité de l’œuvre qui constitue la manifestation de la visibilité, « c’est le monde tel qu’il surgit dans sa visibilité incontestable (10) ». L’observateur appréhende l’œuvre grâce à son propre corps, lui aussi phénomène. Notre propre corps à son tour comprend le phénomène de l’œuvre à la fois par l’intériorité et par l’extériorité. L’appréciation est donc la rencontre de deux phénomènes. Le sujet coïncide avec son intérieur par ses sensations, il « s’abîme tout entier dans leur pure subjectivité au point de ne pouvoir en rien (se) différencier d’eux (11) ». Mais le corps est à son tour aussi un extérieur qui se regarde et qui peut se penser comme un objet, comme une réalité extérieure. Cette coexistence de l’être regardant avec lui-même, entre extérieur et intérieur s’applique par renversement à tous les autres phénomènes, dont l’œuvre elle-même. C’est à dire que l’œuvre possède une intériorité.”


“10) Michel Henry, Voir L’invisible, Edition François Bourin, Paris, 1988, p.17.

11) Ibid., p.15.”


(nos emphases)


Laure Versiglioni, in Lectures de l’art, L’unique chambre noire, au sujet de Delocazione de Claudio Parmiggiani.


avec gratitude, source






























photo courtesy: Achilles Nasios, in "Urban Areas" - "Memoir 07 - 12"


son site: http://www.anikon.org/


...

NB, douce est la coïncidence, Claudio Parmiggiani fut un créateur invité aux Bernardins, nous y avons vu, vécu, médité “Cellula” de N. Brevet & H. Rochette il y a quelques jours et nous recommandons cette oeuvre dans notre parcours generic Nuit Blanche...


...


dear Achilles & anyone interested, an English version will be available a.s.a.p. or on request: e.spacegeneric@gmail.com

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