
30/10/2009
generic, flux: mises à jour divers posts / several posts updates

29/10/2009
generic, flux: Joseph Paris - Kassandre @ "La Bataille Hadopi"

illustration (sans rapport direct):
"A conference at Clark University in 1909 included, in the first row, William James, third from left; Sigmund Freud, fourth from right; and Carl G. Jung, third from right."
by George Prochnik, 20.01.08, New York Times
notre créateur-partenaire Joseph Paris @ Kassandre sera présent en tant qu’acteur du collectif organisateur de la conférence de presse de ce soir, 29.10.09, au Fouquet’s (99, avenue des Champs- Elysées, Paris) de 18 à 20.00, generic s’y rendra en tant qu’ “observateur engagé”, reconnaissant aussi pour ces créateurs, éditeurs et acteurs "at large" qui ne se résignent pas et ré-inventent les conditions de possibilités de leur pratiques, de leur art, pour aussi le donné à lire, voir, entendre...
"Mais le cinéma restera le média le plus fantastique pour raconter les histoires."

Par : Joseph Paris, Fondateur de Kassandre, 29 octobre 2009, Article sous Licence Art-Libre
la bataille hadopi : un extrait exclusif
Hadopi... Tout internaute un peu soucieux qu’on ne piétine pas ses libertés et sa vie privée connaît maintenant ce mot, et les conséquences liberticides qu’il transporte. Après un rejet explicite de la loi par le Conseil Constitutionnel nous aurions pu nous arrêter là, renvoyer ce mot dans les sombres tiroirs de Denis Olivennes, mais grâce à l’obstination d’une industrie en mal d’imagination et d’un gouvernement à la botte de celle-ci, le triste mot Hadopi entre dans le grand livre des occasions manquées. Les industries du cinéma et du disque ont raté la formidable occasion d’interroger la pertinence de leurs modèles économiques à l’heure d’Internet, et le gouvernement celle de jouer son rôle, c’est à dire mettre en place le grand débat qui convient, réunissant les acteurs de l’industrie culturelle et le public. Et c’est la société toute entière qui est perdante ; artistes/auteurs, public, et producteurs. Ce qui absolument sidérant dans cette histoire c’est de voir le nombre d’acteurs (artistes, producteurs...) qui jouent contre leurs propres intérêts en s’associant à cette mascarade. C’est se tirer une balle dans le pied que d’être un artiste pro-Hadopi : ceux-là qui s’en prennent à leur propre public ne devront pas être surpris de le voir déserter, ou pire, d’être traités en ennemi. C’est être un producteur aveugle – alors qu’au contraire le métier exige de la clairvoyance – que d’être un producteur pro- Hadopi : je veux bien comprendre ceux qui cherchent par tous les moyens à maintenir un système qui était jusqu’alors très rémunérateur pour eux, mais ce système est-il si performant qu’il mérite qu’on sacrifie pour lui seul les libertés de tous ?
À l’évidence non, en tout cas rien ne permet aujourd’hui d’affirmer que les performances passées de ce modèle sont la garantie d’un futur succès. La simple observation du vocabulaire utilisé par les pro-Hadopi (« pirate », « pillage », « vol »...) nous renseigne sur leur compréhension de la situation. Dans quel monde opaque faut-il vivre pour ne pas voir ce qui est devenu une évidence pour tout le monde : le téléchargement est un acte généreux ; lorsqu’un internaute met un film en partage sur le réseau c’est quand même principalement pour permettre à d’autres d’apprécier une œuvre qu’il a aimée. Que dire encore des subbers, – et je peux en témoigner car j’en connais - ces internautes travaillant bénévolement pendant des heures pour traduire en plusieurs langues des films ou séries qu’ils souhaitent faire découvrir. Le partage de contenu culturel sur l’Internet est une chaîne de générosité hors marché, rarement une chaîne de profit comme s’acharnent à le croire les Luc Besson et consorts. Pour l’instant rien ne démontre qu’un film téléchargé aurait été acheté s’il n’était pas disponible sur l’Internet, à l’inverse plusieurs études démontrent maintenant que les plus gros « pirates » sont également les plus gros acheteurs (Dvd, place de concerts, de cinéma...)1. À l’évidence, Internet constitue a minima un excellent support pour la promotion des œuvres et des artistes.
C’est sur ce constat que j’ai créé en novembre 2008 le collectif Kassandre qui vise à réunir et promouvoir les cinéastes (et par extension les vidéastes) ayant fait le choix de partager librement leurs créations (sous licences Art Libre ou Creative Commons2 ). Nous travaillons à valoriser les créations libres et à imaginer/développer des nouveaux modèles économiques cohérents avec le libre partage, qui est à la fois une pratique de société et une valeur que nous défendons.
Nous sommes comme les ouvriers d’une usine dont les dirigeants déclarent qu’elle va mal tandis que les poches de certains ne désemplissent pas. Cette usine, que ces derniers ont le bon goût de nommer « famille », c’est le cinéma. Et c’est un fait qu’elle va mal, tout le monde s’accorde là dessus ; c’est sur les raisons de ce mal et sur l’attitude qu’il convient alors d’adopter que les avis divergent. Sans prendre la peine d’une étude sérieuse sur le sujet l’industrie du cinéma aura réussi habilement à rendre le « piratage » responsable de tous les maux, bien que le mensonge commence à avoir du mal à passer. Il y a deux raisons possibles à cette supercherie ; soit elle relève d’un ridicule mais vrai désarroi de l’industrie face à l’arrivée de l’Internet, soit elle vise à masquer les réels malaises du cinéma français, dont le Club des 13 a fait un très alertant rapport3 : perte d’influence du producteur, absorption systématique du fond de soutien automatique par les chaînes TV, une poignée de comédiens jugés « indispensables », précarisation des scénaristes, etc... Le partage de contenus sur Internet n’est pas responsable de cela, en revanche il est l’occasion qu’il faut saisir pour imaginer à partir de là de nouveaux modèles, dans des perspectives équitables, et œuvrant pour la démocratisation de l’accès à la culture.
Profitons de cette tribune pour répondre à nos quelques détracteurs qui dénoncent fièrement notre « manque de résultats » ; nous ne prétendons pas, et n’avons jamais prétendu apporter au cinéma les clés du changement, ni de solution sur mesure, par contre nous nous voulons porteurs d’une nouvelle approche, au travers des Licences Libres et nous pensons que cette approche permet de penser et d’interroger le cinéma avec plus – et c’est le cas de le dire – de liberté que ne le permet le cadre obtus et rouillé de l’industrie traditionnelle, et de rappeler que s’il y a lieu aujourd’hui de faire un bilan ce n’est pas celui de Kassandre mais celui de cette dernière industrie, sur laquelle il y a fort à dire... Depuis la création du collectif Kassandre il y a une phrase de Dylan qui nourrit notre réflexion : « Ce n’est pas juste un disque, c’est un mouvement ». Cette seule phrase, lue aujourd’hui, formule une réponse simple à la crise du disque : dans la mesure où l’on se contente de vendre un disque, et seulement un disque, on va droit dans le mur. Il faut regarder bien au-delà. Et en regardant nous- mêmes au delà de notre propre objet de départ (la valorisation des films libres et de leurs auteurs) nous touchons à des nouvelles formes de création, on pense particulièrement aux projets de cinéma collaboratif que nous développons actuellement, et dont nous espérons pouvoir vous faire goûter la teneur au plus tôt...
On dit aujourd’hui de notre modèle qu’il est « alternatif », c’est normal, c’est de bon ton à l’heure d’Hadopi, mais ne peut-on pas prévoir que dans l’avenir il s’impose inévitablement ? À en croire le nombre de films qui s’échangent sur la toile le public l’a déjà adopté, c’est l’industrie qui est à la traîne (j’entends déjà certains glisser un « comme toujours » sans doute bien mérité...). Quand on interroge David Lynch pour avoir son avis sur les changements auxquels le cinéma est nécessairement confronté, il répond : « Ce qui est important c’est de raconter des histoires [...] Et comme le monde change, les histoires changeront aussi, comme notre sensibilité, subtilement. Tout continuera à se transformer, à changer. Mais le cinéma restera le média le plus fantastique pour raconter les histoires. ».
De l’imagination et de l’optimisme, elle est juste là, la solution.
Notes :
1 ) Dernière étude en date : http://ec.europa.eu/information_society/eeurope/i2010/index_en.htm
2 ) Les Licences Libres et Ouvertes (ex : Licence Art-Libre, ou Creative Commons...) protègent les droits des auteurs tout en donnant un cadre juridique sécurisé à la libre distribution et au partage de la création et du savoir.
3 ) « Le milieu n’est plus un pont mais une faille » Club des 13 / Éditions Stock.
voir / see also:
http://www.inlibroveritas.net/la-bataille-hadopi.html
source: http://www.kassandre.org/?Mais-le-cinema-restera-le-media-le
&
Communiqué de la Présidence de la République
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pour celles et ceux qui ne pourront pas venir à la conf de presse ce soir au Fouquet's, elle sera retransmise en direct sur http://www.oxyradio.net/
OxyRadio - Webradio Libre - Respire et Ecoute
OxyRadio est une webradio associative qui promeut les artistes ayant fait le choix de la libre diffusion de leurs oeuvres sur Internet.

Notre contribution au livre : voir texte Joseph Paris @ Kassandre, ci-dessus
Le podcast de la conf de presse : http://www.kassandre.org/?Les-anti-...
Commander le livre : http://www.inlibroveritas.net/la-ba...
Pirater le livre : http://www.kassandre.org/medias/pdf...
Photos de l'évènement : http://www.facebook.com/album.php?a..."
source Lettre Kassandre du 31.10.09
voir aussi nos posts:
generic, flux: Kassandre bonnes nouvelles / good news
generic, flux: vers "Printemps Soluble" de Joseph Paris, Kassandre
28/10/2009
generic, flux - xpress: generic, flux: Guy Maddin @ Paris - Beaubourg, III


“Guy Maddin
pour la sortie de son film « Des trous dans la tête ! »
Entretiens > 20 octobre 2009
Guy Maddin était à Paris pour la présentation en avant-première de Des trous dans la tête ! et Winnipeg, mon amour. Il revient à cette occasion sur ses débuts au cinéma, ses influences et sa manière de travailler.
La plupart de vos films se déroulent à Winnipeg, votre ville natale, pourquoi êtes-vous si attaché à ce lieu ? Peut-être parce qu’elle est le théâtre de vos plus vieux souvenirs ?
Quand j’ai commencé à faire des films, il y a vingt ans de cela, je détestais le cinéma canadien et je me suis promis de faire des films différents. Quand j’ai réalisé The Tales of Gimli Hospital, je me suis rendu compte que le Canada n’avait pas sa propre mythologie comme Paris, New York ou Londres peuvent l’avoir. Je souhaitais construire la mythologie de Winnipeg. G.-A. Romero par exemple a su créer tout un mythe autour de Pittsburgh, où furent tournés la majorité de ses films. Je voulais m’approcher de ça. Quand j’ai commencé à écrire de plus en plus de détails étaient liés à Winnipeg et c’est tout naturellement que j’ai voulu y tourner mes films. J’ai vraiment aimé faire de cette ville mon terrain de jeu. Pour réaliser une autobiographie, J’avais à confesser quel genre d’horrible personne j’étais ! Dans mon second film Et les lâches s’agenouillent puis pour Winnipeg, mon amour et Des trous dans la tête !, j’ai commencé à esquisser un dessin plutôt noir de ma famille. En fait, il s’agissait d’être le plus honnête possible face à mes souvenirs. Tous ces éléments se cristallisaient en une seule vérité.
Vous parlez de la résurgence vos souvenirs, comment collaborez-vous avec G. Toles votre scénariste ?
George Toles est un excellent auteur. Sa prose est très éloquente. Je lui ai raconté mes souvenirs de façon imprécise et il a su les réécrire avec les mots exacts. Il a en quelque sorte écrit les dialogues de mon enfance.
Êtes vous intéressés par d’autres artistes qui ont travaillé sur le thème de la mémoire ?
J’ai été influencé par Zéro de conduite de Jean Vigo. J’adore par-dessus tout l’allégresse de ce film sur l’enfance fait par des enfants. Les enfants de l’orphelinat rappellent ceux de Zéro de conduite. Nous n’avions pas beaucoup de moyens et j’ai décidé d’acheter des vieilles chemises de nuit dans une friperie. C’est sans doute ce qui les fait ressembler aux pensionnaires du film. J’adore cette scène mythique de la bataille de polochons dans le dortoir. Je la cite dans Winnipeg mon amour. Que Jean Vigo me pardonne ! J’ai été aussi influencé par Jeux interdits de René Clément qui explore la thématique de la mémoire de manière plus naturaliste. Les cinéastes expérimentaux qui explorent ce sujet comme Martin Arnold m’intéressent également. Je pense que j’ai utilisé une façon plus littérale dans Des trous dans la tête !. Mon auteur préféré concernant le travail sur les souvenirs d’enfance reste cependant le Polonais Bruno Schulz. J’ai vraiment pensé à lui quand j’ai réalisé ce film.
Quelle est la genèse de ce film ?
C’est un film à part. Il a été fait grâce à la participation de ce studio de Seattle, la Film Company. Je me suis au commencement, souvenu d’une anecdote concernant ma mère tyrannique et ma sœur adolescente, qui a été le point de départ du film. Je voulais juste me confesser. Faire ce film était un bon moyen d’être honnête face à ces réminiscences de l’adolescence.
Des trous dans la tête ! a été présenté avec les bruiteurs et le narrateur sur scène. Comment cela s’est-il déroulé ?
Quand je fais un film, j’en suis en général fier. Je voulais donc créer un événement autour de lui. De plus il y a tellement de films dans les festivals que je trouvais intéressant de construire quelque chose de différent. C’était une façon pour moi de retenir le public, de le focaliser sur le film, en lui injectant plus d’énergie.
Vous avez donné des représentations dans différentes villes. Quand aurons-nous la chance de le voir en France ?
J’ai déjà les textes en Français et nous attendons de trouver le lieu adéquat et les financements. J’aimerais beaucoup qu’une représentation ait lieu à Paris. Mes films et mes auteurs préférés sont français. Le monde du cinéma est étonnant ici. Tellement de gens se passionnent pour cet art.
Pour quelles raisons avez-vous choisi Isabella Rossellini pour incarner le rôle du narrateur ?
C’est une grande actrice et elle comprend très bien mon travail. Son phrasé est très musical. Elle est très à l’aise dans le registre du mélodrame peut-être grâce à ses origines suédoises et italiennes. Le théâtre suédois a une grande tradition de dramaturges. Selon les représentations, il y a eu différents narrateurs. C’est très intéressant d’avoir d’autres interprétations, cela change le film entièrement. Crispin Glover, le fameux acteur hollywoodien a refusé d’adopter un ton mélodramatique. Il haussait la voix d’une façon étrange. Son profil avec son grand nez acéré jouait un rôle important. Il s’amusait avec la lumière et son ombre. C’était très excitant d’entendre mon nom dans la bouche de tant de célébrités différentes.
Le montage est très particulier, les images sont en boucle comme les images samplées qu’utilisent les V.J. (vidéo jockey). Avez-vous pensez à faire un jour un film en public avec cette technique ?
Je ne connais pas très bien les technologies, mais je sais juste que les images doivent venir dans un certain ordre pour la cohérence de narration. Cependant les souvenirs apparaissent de façon imprévue et parfois obsessionnels. Cette proposition pourrait donc m’intéresser.
Vous n’avez pas étudiez le cinéma dans une école. Comment l’avez-vous appris ?
J’ai fait beaucoup d’erreurs. Mais j’ai beaucoup appris de mes erreurs. Elles sont parfois même plus intéressantes. Le fait d’avoir appris le cinéma par moi-même me l’a rendu plus ludique. J’ai acquis une caméra super8. Je voulais faire du cinéma primitif. Je me sentais comme au jardin d’enfants. Je suis d’ailleurs très intéressé par les œuvres des enfants. Parfois je suis même tenté de me réapproprier leurs inventions, mais je ne l’ai jamais fait.
Vous parler de l’art des enfants, vous êtes-vous intéressé à l’art brut ?
L’œuvre d’Henry Darger est extraordinaire. Il est l’auteur d’un très long manuscrit illustré de dessins extraordinaires. Mon ami John Ashbery a écrit un long poème sur lui intitulé Girl on the run que j’affectionne tout particulièrement. Je pense aussi à un autre artiste de l’art brut qui a écrit un nouvel hymne pour le Canada, B.J. Snowden. Elle est surprenante. En quelque sorte je suis moi-même un artiste de l’art brut, mais pas complètement, car j’ai pleinement conscience de mes films. Je voudrais parfois l’être, pour pouvoir me détacher de mon travail.
Vous utiliser les codes du cinéma muet dans vos films, qu’est ce que cela signifie aujourd’hui ?
Certains des films muets semblent encore aujourd’hui très actuels. Je me suis inspiré du vocabulaire d’Abel Gance ; la plupart des gens trouvent sa façon de travailler ridicule. il se moquait des conventions temporelles. Il ne s’inquiétait pas des détails comme les conventions temporelles. Cela contribue à donner une certaine poésie, comme les faux raccords par exemple. Mais si vous essayez de faire quelque chose comme ça aujourd’hui vous serez très vite comparé à un Ed Wood et l’industrie se moquera de vous. Le travail de ce dernier m’intéresse beaucoup. Je m’en suis inspiré pour Winnipeg, mon amour.
Vous souvenez-vous du premier film muet que vous avez vu ?
Quand j’étais enfant, je ne me souviens plus très bien... En tant qu’adulte ce fut L’Âge d’or de L. Buñuel, qui n’est cependant que partiellement muet. Le premier film entièrement muet que j’ai vu est Foolish Wives (Folies de femmes) d’E. von Stroheim ; j’ai été vraiment bouleversé par la longueur des plans, par l’absence de dialogue et par le langage corporel que cela induisait.
Quels sont les films récents qui vous ont intéressés ?
Je vais très souvent voir des films, des bons et des moins bons. J’ai beaucoup aimé There Will Be Blood de P. T. Anderson. Je suis allé également voir le dernier Batman, mais je suis incapable de dire si cela était bien. Il s’agissait d’un pur divertissement.
Propos recueillis par Anaïs Vincent”
source: http://www.critikat.com/Guy-Maddin.html
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Previewing Guy Maddin's Night Mayor of Winnipeg
generic, flux: visite à l'atelier-studio de Daniel Jewesbury @ Belfast


27/10/2009
generic, flux: quelques créateurs (arts visuels / visual arts) @ Belfast

nb) traduction prévue, merci de patienter
ou bien veuillez conctacter e.spacegeneric@gmail.com
arts visuels:
...

Daniel Jewesbury, partenaire de generic
& aussi / also:
generic, flux: visite à l'atelier-studio de Daniel Jewesbury @ Belfast
generic, flux: expos & + @ Belfast, 10.09
source image, cliquer ici / please click here

voir notre post: generic, flux: Willie Doherty "Non-Specific Threat"

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Seamus Harahan, Valley of Jehosephat / Version - In Your Mind. Video still. Courtesy of the artist.

“Harahan's work uses video footage of the urban environment, its incidental detail and fugitive nature.
Seamus Harahan (born Belfast, 1968, lives in Belfast) uses his video camera - a relatively accessible and moderately affordable technology - to take hand-held, seemingly amateur footage, the contents of this footage locating Harahan through found activity occurring around him. The main subject is the urban environment, its incidental detail and fugitive nature. The light is often unfiltered and the image over-exposed, implying a mode of filmmaking that prioritises recording before thought, the absent-minded gaze.
Music is a vital element in all of Harahan's works, with songs used as soundtracks or informing the composition, title or duration of individual pieces. The artist takes songs from an eclectic range of sources, including reggae and hip hop as well as traditional English and Irish music. The recording style can be equally telling, from scratchy track-intros (Picking Up Change in the King Fu Theatre, 2004) to a John Peel introduction to a live session track (Free as a Bird, 2006). These seemingly disparate musical sources are laid over Harahan's urban footage, often coming with references to war and conflict, including lyrics intending to motivate or comfort soldiers and freedom fighters. The marriage of such lyrics to footage of Belfast, but particularly to images that focus on the minutiae of found activity, strike a balance between a sense of political conflict and an intuitive response to individual human concerns.
In Clonemen (2004), a track by an American rap group accompanies footage of Northern Ireland's hinterlands, over which the British flag constantly reappears, a journey that detours along the M1 to Belfast. Avoiding dogmatic rhetorical devices, the artist manages to suggest not the eye of surveillance, but instead the viewpoint of a fascinated bystander - one whose environment is in a constant state of unravelling (a position echoed in the artist's choice of music). Harahan's work can be interpreted as an open and sophisticated exploration of the shortcomings of social and political representation in general, rather than a lament or protest concerning Northern Ireland in particular.
At the ICA Seamus Harahan is presenting a two-screen video installation entitled Valley of Jehosephat / Version - In Your Mind (2007). In this work the same footage is projected alternately on two adjoining walls, the two loops accompanied by different songs. One is a roots reggae track by Max Romeo from the late seventies - referring to a biblical valley of judgment. The other is Bryan Ferry's In Your Mind (1977), which suggests a philosophical quest for personal resolution. Both songs accompany the same footage of the Bloody Sunday Commemoration in Derry, and Harahan's camera captures marchers, uniformed bandsmen, bystanders, commemorative banners, political murals and graffiti - as well as other cameras recording the event. The alternating soundtracks destabilise our reading of the work, which becomes almost meditative in quality.
Isobel Harbison
Nought to Sixty in pictures: Seamus Harahan"


(notre emphase / our emphasis)
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""The Big Fish"
Owner: Laganside Corporation
Location: Donegall Quay
Title: ‘The Big Fish’
Artist: John Kindness
Material: Printed Ceramic Mosaic
Size: 10 metres
Funded by: Laganside and the National Lottery through the Arts Council of Northern Ireland
Background: This 10 metre (32ft) Salmon made a big splash in Belfast in 1999. The work was commissioned to celebrate the regeneration of the River Lagan. The site is a significant landmark as it is the location of the confluence of the River Farset with the River Lagan (Belfast is named after the River Farset). The outer ‘skin’ of the fish is a cladding of ceramic tiles decorated with texts and images relating to the history of Belfast. Material from Tudor times to present day newspaper headlines are included along with contributions from Belfast school children (including a soldier and an ‘Ulster Fry’). The Ulster Museum provided the primary source of historic images, while local schools/day centres located along the line of the River Farset were approached to provide drawings for the fish. Images were provided by Glenwood Primary School, St Comgalls and Evrton Day Centres. The ‘Bigfish’ also contains a time capsule storing information/images/poetry on the City.
Artists Details: Well-known for his humorous and quirky visual commentaries and use of unconventional materials, John Kindness is one of Northern Ireland’s best known artists, particularly in relation to the work he has produced for public spaces including ‘Big Fish’ at Donegall Quay in Belfast (1999) and ‘Waterfall of Souvenirs’ at the Ulsterbus Station in Glengall Street, Belfast (1991). He has had solo exhibitions in the Ulster Museum, Douglas Hyde Gallery, Dublin, Art in General, New York and Third Eye Centre, Glasgow. His work has been is included in many private and public collections including the Boston Museum of Fine Arts, Irish Museum of Modern Art, Victoria and Albert Museum, London and the AIB Bank
voir notre post: generic, flux: Titanic @ Belfast 1912
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"AISLING O’BEIRN: Biography
Aisling O' Beirn was born in Galway, Ireland and is now based in Belfast.
Her current work is concerned with exploring spatial politics encompassing subjects as diverse as the technologies behind space exploration to the very localised practice of nicknaming places and landmarks. Research takes the form of a constantly expanding collection of vernacular information ranging from urban myths, anecdotes, place nicknames and hand drawn maps gathered from various locations.
The interest in these unofficial accounts stems from a concern regarding the politics of how place is described at a local level. Recent installations and site specific projects marks an attempt to bring together some of this seemingly disparate information in a non-linear fashion through sculpture, installation, animation and site specific means.
O' Beirn studied sculpture at The University of Ulster in 1990 and has been exhibiting since. She was awarded a PhD by the University of Ulster in 2005. O' Beirn has exhibited both nationally and internationally. She is an Associate Lecturer in Sculpture at the University of Ulster. O' Beirn is represented by The Third Space Gallery, Belfast.www.thethirdspacegallery.com
Recent Exhibitions include 2007: Dark Matter, Belfast (solo) 2006; And Other Storeys' Derry, (solo); Some Things About Belfast (Or So I'm Told), Space Shuttle Mission 3, Belfast (solo project); A Small Urban Inventory, Belfast, (solo)
Group shows include 2008: Maquettes En Modekllen, Paper Biennale, Stedejilk Museum, Aalst, Belgium, Campouflash, Dresden and Poznan; 2007, Campouflash, Lodz, Le Syndrome De Broadway' France, Protokol Sc, Centrifugal, Sekvenca II, Zagreb, 'Tides', Pittsburgh, USA, Resolutions. Washington DC, USA, 2006; Dogs Have No Religion, Prague, 'Recontre Internationales, Paris, Berlin, 2005; 'The Nature of Things: A Long Weekend'. Venice Biennale, (as part of N. Ireland at 51st Venice Biennale),
Documentation of previous work can be seen on www.aislingobeirn.com"
voir aussi / see also: http://www.flaxartstudios.com/aisling.html
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"Temps Mort: Dead Time
2008
16mm/DVD
2 mins, 20 secs
This piece was made for the project ‘Technically Sweet’, curated by Copenhagen-based artists Yvette Brackman and Maria Finn and presented at Participant Inc and Anthology Film Archives, New York, January-March, 2008.
The exhibition took as its starting point an unrealized screenplay, 'Technically Sweet', written by Michelangelo Antonioni in the late 1960’s that was due to shoot with Jack Nicholson and Maria Schneider before producer Carlo Ponti pulled out and the project was cancelled. (Antonioni and Ponti subsequently went on to make ‘The Passenger’ with Nicholson and Schneider.) The curators had Antonioni’s screenplay translated into English for the first time and invited 12 international artists to ‘finish’ the film with works in all mediums, based on their interpretation of the manuscript.
‘Temps Mort: Dead Time’ is based on a short wordless scene that occurs early in the screenplay, in which ‘T’, the Jack Nicholson character (played by Jan Leyssens), meets 'The Contessa' (Susan Romanoff), with her nurse (Nanci Thayer), in the doorway of a pharmacy. They exchange glances but, at this point in the screenplay, we are not aware of who this woman is, or whether the man and woman know each other, nor the significance of the pharmacy location.
The scene is notable for its final line, the indication that “the tall woman's scarf blows in the wind”. The direction seems to serve no conventional narrative or metaphorical purpose, instead suggesting what the Cahiers Du Cinema critics called 'temps mort', or ‘dead time’, a term coined to describe the way Antonioni’s camera frequently wanders to and holds on apparently insignificant details in the frame, non-narrativized elements that have the effect of draining significance from the events that have just unfolded. As Sam Rohdie has noted, “The silence and obliteration which adhere to Antonioni’s moments of abstraction are like moments of death, beckoning with a beauty which simultaneously offers up an absolute of emptiness and of freedom…”. We later learn that the woman in the scene is dying of cancer and ‘T’, it transpires, is also to meet his end before the conclusion of the screenplay."
(nos liens & emphase / our links & emphasis)
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Radical Architecture

"Outline Exhibition information:
Radical Architecture presents a solo show with a project which work charts social and cultural change through an analysis of rock climbing in the Peak District. It consists of a sculptural construction climbable by visitors, and 2D images based around significant rock climbs in the Peak District. These are exhibited alongside three historical artworks borrowed from municipal collections.
Within this exhibition, Radical Architecture makes reference to alternative readings of landscape – in relation to our access to it, engagement with it, and our understanding of it; for example the ideas explored by social critic John Ruskin (1819-1900), and actively furthered by local figures such as Benny Rothman (1911-2002, instigator of the 1932 Mass Trespass over Kinder Scout), and avant-garde climbers such as Joe Brown (b.1930). Ruskin’s writings continue to resonate in contemporary society, advocating class equality and respect, while the activities of Rothman and Brown during periods of mass unemployment and poor industrial relations opened up places and pursuits for the working classes previously only available to the middle and upper classes. I visited significant sites in the Peak District that were made accessible and internationalised by the pioneering vision of such individuals, and have used them to create a climbable sculpture based on physical elements of rock climbs at such places as the The Roaches in Castlefield Gallery’s double height space.
The sculpture and images are contextualised by the presence in the gallery of works borrowed from local municipal collections by Ramsey Richard Reinagle (1775–1862), Ruskin, and Grete Marks (1899–1990). This juxtaposition offers an alternative reading of Manchester’s heritage and geography, considering the radical outdoor movements of the 19th and 20th Centuries as points of departure; with the rise and fall of the city’s textile industry simply offering a backdrop rather than a focal point.
Radical Architecture was Shipsides’ first exhibition in Manchester, and has been curated by The Salford Restoration Office. Works have been loaned by Buxton Museum and Art Gallery, Buxton; The Potteries Museum & Art Gallery, Stoke-on-Trent; and Ruskin Foundation, Ruskin Library, Lancaster University.
The Salford Restoration Office, is a curatorial and educational programming agency which, in developing projects with cultural institutions in Greater Manchester, attempts to address questions of artistic context and policy, and generate discussion surrounding the conditions art institutions find themselves working within in a city like Manchester.
As well as working with Dan Shipsides to make Radical Architecture for Castlefield Gallery, The Salford Restoration Office is also developing The Whitworth Cabinet with The Whitworth Art Gallery and Centrifuge with Manchester Metropolitan University and Northern Edge.
I t's directors are James Hutchinson and Lesley Young.
Exhibitied at Castlefield Gallery, Manchester Oct - Nov 2007"

www.thesalfordrestorationoffice.org
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Still
"Introduction by Jane Humphries
For over a decade, Jennifer Trouton has been observing the flux which the habitus has had on the physical transformations that map the Irish landscape and the houses built on this landscape, some of which have been abandoned [Re(collection), 2007] or others which have been cherished, with memories both real and imagined exposed [Ellipsis, 2008].
As an artist, she has sometimes occupied these spaces physically and at other times conceptually, making work with exceptional skill and dexterity that bears integrity of purpose, achieved largely due to her role as an empathetic observer. She is drawn to the oft-overlooked banalities of human existence, giving dignity to the little losses that are slipping away; the lost generations and their culture; of childhood innocence subsiding into adolescence, and of community based everyday rituals that are usurped by individualism and isolation. In Still, her latest exhibition, she has furthered her ideas of home as an allegory as to how we live now, by exploring the relationship between the environment and its transformations, bringing relational aesthetics into her conceptual process. ‘Home is no longer a dwelling but the untold story of a life being lived,’ is how Nikos Papastergiadis has defined this contemporary state.
Like all her exhibitions, the title is one that has been carefully considered, layered with multifarious interpretations, thick with meanings, laden with metaphors and allegory, revealing the obvious whilst simultaneously hiding it. For example, Still could refer to the inertia of all two-dimensional work, in particular still life paintings.
However, in our media saturated age, the term can also imply film stills, which were once animate, thus referencing the visual - past and present. Idiomatically, the title also suggests a notion that underneath the apparent ‘stillness’ in these works there is a sense of rage as in the saying ‘still waters run deep’ and although the work appears representational, it is only one layer of the conceptual process. Within this body of work there lies a subtext which suggests that there has been a tumult, an agitation, an excitement that has passed, adding a feeling of unease or unheimlich.
Jane Humphries Doctoral Candidate in TRIARC, Trinity College Dublin whose research theses is ‘Re-imagining The Domestic in Contemporary Irish Art’."
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"Excerpt from Eileen, 2008 - 3 screen synchronised video installation.
For preview purposes the 3 screens are edited together.
For exhibition Eileen is installed via projection or monitor as 3 screens in synchronisation."
Biennale, Venise, 2009 Irlande du Nord
REAL FACES: SUSAN MACWILLIAM: REMOTE VIEWING: PARANORMAL VIDEO INSTALLATIONS
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Chris Wilson, North Coast
61cm x 61cm
acrylic and graphite on canvas
24 x 24 inches